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[Vidéo] Le Social Business vu par Laurent Glaenzer
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[Vidéo] Le Social Business vu par Laurent Glaenzer

by Cloud Guru15 décembre 2011

Le dernier Best’Event a été l’occasion pour ses participants de s’intéresser à tout ce qui touchait à la distribution informatique ou au Cloud Computing, mais pas que ! Il a été également question de LA grosse tendance du moment, le Social Media, qui, dans un contexte business devient du « Social Business »… Derrière se mot barbare se cache une vraie tendance de société qui se répercute indubitablement sur le business. Laurent Glaenzer s’est posé la question et nous a livré son avis en marge de la table ronde IBM/HP du dernier Best’Event.

Première partie de la vidéo :

Seconde partie de la vidéo :

Contenu de l’intervention :

The Name of the Game is Social Business

Social Business = Social Media + le monde de l’entreprise.

L’année prochaine, le thème du Social Business sera probablement le plus grand développé par IBM, prenant ainsi le relais sur l’aspect « contenu » du Cloud Computing, le Cloud étant beaucoup plus perçu sur l’aspect « moyens », « gestion des infrastructures ». Le Social Business est un des grands axes sur lequel le Cloud va se développer pour apporter un contenu, pour apporter des vraies réponses aux entreprises.

En 2011, le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux a dépassé le nombre des utilisateurs de l’e-mail : l’e-mail est sur son déclin avec l’apparition massive des réseaux sociaux. L’e-mail appartient à la génération des « dinosaures de l’informatique » : regardez la façon dont nos enfants (pour ceux qui ont des enfants en âge de travailler sur des ordinateurs) fonctionnent : ils utilisent très peu l’e-mail, ils utilisent essentiellement les réseaux sociaux et les SMS.

Maintenant, le 1er usage d’Internet (tous usages confondus) est Facebook. (viennent en 2ème YouTube et en 3ème la fonction de recherche). 22% du temps passé sur Internet est consacré à Facebook : une révolution sociale est en train de s’opérer et qui s’associe à une révolution des moyens nous permettant d’accéder à cette information (smartphones, tablettes, PCs portables,…) Cette révolution dans les modes de communication ainsi que dans les sujets et la façon de les communiquer permet à notre société de voir les choses différemment et une démocratisation infiniment plus grande. Il n’y a qu’à voir par exemple ce qui s’est passé lors du Printemps Arabe : Facebook et Twitter sont devenus des espaces de libertés qui ont permis de s’affranchir de la communication « top-down » que l’on a vécue jusqu’à présent.

Le PDG de Sales Force a récemment déclaré que ce qui s’est passé à l’échelle d’un pays pourrait ainsi se passer demain à l’échelle d’une entreprise, des employés qui pourraient aussi réagir vis-à-vis d’un comportement de leur direction parce qu’ils n’ont pas été écoutés à un moment donné. Il met ainsi en avant l’importance pour les patrons d’entreprises d’être à l’écoute de leurs équipes.

Les effets pervers : si on devait lire toutes les informations écrites (e-mail, courrier, réseaux sociaux) que l’on reçoit, on y passerait 2 à 3 fois le temps que nous avons à notre disposition pour travailler. Il faut donc trouver le moyen de rentrer dans les priorités de nos clients.

Les 3 questions du Social Business :

–          Comment redonner de la productivité à nos employés ?

–          Comment engager nos clients/fournisseurs ? Comment arriver à rentrer dans leurs priorités d’organisation, de façon à être reconnu comme étant leur partenaire ?

–          Comment pourrons-nous vivre avec des employés qui ont chez eux un comportement de réseau social aigu (avec Facebook,…)  et qui, au travail, ont des outils antédiluviens comme l’e-mail ?

 

Développement du Social Business :

–          Renforcer la productivité individuelle et collective des employés

–          Essayer d’entrer dans les priorités d’action de ses clients/prospects/fournisseurs

–          Essayer d’harmoniser les médias de communication qui vont nous permettre de le faire.

è Il s’agit d’abord d’un débat organisationnel avant d’être un débat technologique.

Le Social Business ne peut être envisagé qu’à partir du moment où tout (réseaux sociaux, téléphonie, messagerie,…) est intégré, ce qui requiert une démarche spéciale. Le Social Business est à l’e-mail ce que l’ERP est à la comptabilité : une réflexion qui doit amener l’entreprise à remettre à plat la façon qu’elle a de travailler en interne, en externe et de trouver les moyens qu’il faut.

Les clés du succès : le Social Business, c’est une opportunité extraordinaire pour vous, Joël [Pera] et Best’Ware ont raison de s’engager dans cette voie et d’essayer de vous accompagner pour être forts dans ce domaine parce que c’est une préoccupation immédiate des entreprises qui ont aujourd’hui des problèmes de productivité et cherchent une réponse à ces questions, qui sont fondamentales.

2ème intérêt : parce que c’est une préoccupation si importante des entreprises, ce n’est pas un débat des directions informatiques, ce n’est pas un débat de direction fonctionnelle, c’est un débat de direction générale. Le fait de pouvoir avoir cette conversation avec les entreprises vous permet de monter en puissance considérablement au niveau des entreprises, au niveau des directions générales pour pouvoir avancer ces types de projets.

Enfin, des budgets conséquents : un projet de Social Business se tourne, pour une grosse PME, à peu près à 200 000 € et peut facilement atteindre le million d’euros quand il s’agit d’une entreprise plus importante. Avec en plus la possibilité d’avoir des applications qui sont extensibles et en même temps des budgets récurrents.

Attention : le débat du réseau social est d’abord un débat organisationnel : si vous approchez les entreprises avec un outil, vous ne répondrez pas à leurs préoccupations ; l’outil n’est que le soutien de ce débat organisationnel. Cela implique peut-être pour certains d’entre vous une transformation, cela implique peut-être que vous devez travailler avec des sociétés dont le métier est d’aider les entreprises dans leur organisation. Cela peut donc impliquer, au sein même de votre entreprise, que vous développiez ces compétences.

Il peut y avoir plusieurs modèles qui vont se développer mais le point d’entrée est organisationnel.

Pour terminer : encore une fois bravo à Best’Ware pour avoir cette anticipation qui, on l’espère, vous permettra à vous de vous positionner sur un débat aussi fantastique.

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