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Pourquoi utiliser une architecture intelligente pour le Cloud ?
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Pourquoi utiliser une architecture intelligente pour le Cloud ?

by Cloud Guru18 février 2013

Connaissez-vous des personnes qui mangent le même plat tous les jours ?

La question peut vous sembler absurde n’est ce pas ? Pour la plupart d’entre nous il n’y a aucun doute que la variété des plats est un pilier de notre alimentation. La cuisine et la gastronomie sont des arts qui par essence rendent la vie riche en goût et saveurs.

Dans le monde de l’informatique et des architectures matérielles, la réponse à la même question est beaucoup moins évidente. Beaucoup de clients entendent de la part des constructeurs ou des consultants que le salut dans une plateforme matériel Cloud passe par une simplification extrême de leur infrastructure. Citons sans être exhaustifs, loin s’en faut, des phrases couperet comme :

  • Utilisez un seul système d’exploitation
  • Transformez tous vos serveurs en lame
  • N’utilisez plus de bandes mais seulement des disques
  • Etc …

Pour faire simple, pour ne pas dire simpliste, un seul type d’infrastructure vous simplifiera le problème et sera votre solution universelle…

En fait comme disent les américains « One solution doesn’t fit all ! ».

Ici comme en cuisine la richesse des éléments d’une approche Smarter Computing IBM vous permettra de résoudre les problèmes les plus complexes dans le monde du Cloud.

Les architectes deviennent les « chefs » de recettes élaborées loin de l’approche simpliste et monolithique du plat unique.

L’analogie avec les pentominos

Je vais essayer d’illustrer cette approche de façon plus graphique avec le concept de pentominos.

Ce concept fut développé par le mathématicien Solomon W Golomb au milieu du vingtième siècle, à travers un livre intitulé : Polyominoes.

Pour fixer les idées, dans un jeu de dominos chaque pièce est formée de deux carrés.  Dans le cas d’un pentomino, la pièce est construite par l’ajout de cinq (penta) carrés adjacents par au moins un côté, bord à bord.  Il y a 12 façons différentes de construire ces figures (sans compter les symétries et rotations) :

article1_1

Il faut noter que ces 12 pentominos sont souvent dénommés par des lettres représentatives de leur forme par convention.

Par exemple en haut à gauche se trouve la lettre I et en bas a droite la lettre T. De plus les symétries sont réduites à une seule lettre. Par exemple la forme U pourrait être après rotation un C mais on ne la compte que comme un U pour la nommer.

L’ensemble de ces 12 blocs de 5 carrés occupent une surface de 5 x 12 = ​​60 carrés.

article1_2Imaginons qu’un client veuille paver sa cour rectangulaire ci-après de 6 x 10 = 60 carrés  avec ces 12 pentominos de 12 différentes formes et couleurs.

Je suis prêt à parier que beaucoup d’artisans auront les mêmes réactions que les compétiteurs d’IBM :

« Monsieur le client simplifiez votre architecture et utilisez simplement le bloc I. »
Voici le résultat. article1_3A noter que l’on ne voit même plus si les pièces en I sont horizontales ou verticales…

Tout est simple, identique, normalisé et idéal pour le Cloud…
Mais avons-nous répondu à la demande du client ?
Avons-nous pris en compte toutes les spécificités du problème ?
Évidemment non.

L’approche « Smarter Computing »

Continuons la résolution de ce problème dans une approche « Smarter Computing ».
Les mathématiciens ont calculé que dans cette configuration d’un rectangle de 6 x 10 = 60 carrés, il y a 2 339 combinaisons possibles de 12 pentominos pour paver cette espace!

Vous avez donc (sans compter les symétries) 2 339 solutions pour contenter votre client !
En voici deux :

article1_4Le problème est que la résolution de ce puzzle n’est pas simple.

Pour s’en convaincre vous pouvez vous amuser à découper les 12 Pentominos dans une feuille de papier (moins lourde à manipuler que des pavés…) et remplissez le rectangle sans regarder les deux solutions ci dessus.

Il y a fort à parier que vous trouviez une solution parmi les 2 337 solutions restantes… et après un certain temps pour ne pas dire un temps certain.

Cependant le jeu en vaut la chandelle. Quel superbe patchwork !

La seule difficulté est de trouver la première solution ou un ensemble de solutions qui permette de répondre à l’ensemble des besoins client pour son entière satisfaction.

C’est ici que des approches d’automatisation, de « patterns » d’expertise, de management unifié multiserveurs, multiOS, multi hyperviseurs, réseau et stockage prend tout son sens.  Tout ceci se retrouve dans la « smarter architecture d’IBM ». De nombreux dispositifs existent, parfois uniques sur le marché, comme:

  • la virtualisation avancée héritée des grands systèmes IBM
  • l’expertise embarquée des PureSystems IBM
  • les approches algorithmiques issues  d’IBM Watson
  • etc…

Conclusions

Les clients doivent régler par le Cloud des problèmes de plus en plus complexes sans limitations de l’infrastructure. Celle-ci doit leur apporter de la valeur.

Il ne faut donc pas tomber dans la facilité  avec des solutions à court terme pleines de contraintes.

En cuisine le chef est très créatif et trouve souvent des réponses peu évidentes pour créer des recettes complexes et délicieuses. Dans le Cloud c’est la même approche. De nombreux problèmes sont résolus par la créativité, la flexibilité, et l’automatisme pour répondre aux besoins du client.

Evidemment, quand la simplification est possible il ne faut pas s’en priver mais dans une deuxième étape. Ne pensez pas simple et monolithique !

Il ne vous reste plus qu’à ouvrir le menu d’IBM Smarter Infrastructure pour obtenir les solutions à vos problèmes les plus complexes du Cloud !

Philippe Lamarche
Philippe Lamarche est architecte avant vente dans la division hardware d’IBM. Après une douzaine d’années passées dans le design et conceptions de composants (processeurs, mémoires, ASICs) au centre IBM de Corbeil-Essonnes, il a rejoint la divison hardware (Systems Technology Group) en 1995. Après avoir occupé diverses positions d’avant vente technique sur la plateforme Power/AIX, il est aujourd’hui en charge de la définition d’architectures sur l’ensemble des composants des gammes IBM et plus particulièrement sur la partie PureFlex. A ce titre il travaille sur les gros projets Cloud IBM actuels incluant des Integrateurs majeurs du marché. Auteur de plusieurs « redbooks », il participe au blog IBM mondial « Thoughts on Smarter Computing ».

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