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Ou se trouve l’intelligence dans le Cloud ?
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Ou se trouve l’intelligence dans le Cloud ?

by Cloud Guru9 octobre 2014

Depuis mon entrée dans le monde de l’informatique, je suis toujours étonné par le concept d’intelligence d’une machine ou d’une solution informatique…

Pour illustrer mes propos je ne prendrais  qu’un exemple récent, lorsque je vis des robots littéralement « danser » sous mes yeux à travers différentes vidéos sur internet. En comparant cette solution  mécanisée à notre approche humaine de la danse,  je me posais une question existentielle :

« Ou se trouve le cerveau et l’intelligence associée ? »

La réponse semble évidente pour notre corps. L’étude du cerveau humain mobilise des milliers de chercheurs et spécialistes et nous progressons chaque jour dans la compréhension de cet organe.  Dans l’esprit du plus grand nombre de nos concitoyens le raisonnement se limite à  penser que le cerveau siège de notre intelligence pilote l’ensemble de notre corps. Le reste du corps serait quantité négligeable.

En abordant le problème de la même façon pour un robot « dansant » ou pour une solution informatique il est facile d’imaginer  que  seul le programme compte en négligeant le reste de la machine.  Par analogie beaucoup de personnes pense qu’intelligence = software et oublient le reste.

Dans le monde des nuages la tentation est grande de seulement vanter la solution logicielle sans se soucier du matériel.  En fait à l’extrême le matériel serait juste au mieux une commodité, au pire inutile pour faire tourner nos merveilleux programmes intelligents dans le Cloud comme s’ils flottaient seuls dans l’air! (ce qui peut sembler normal dans un monde de nuages….)

Ce raisonnement est évidemment trop simpliste.

Il faut considérer  l’ensemble du système.  Le cerveau humain sans le reste du corps ne peut rien faire. Imaginez simplement la complexité d’une articulation comme le genou et essayez de comprendre comment il fonctionne devient hyper compliqué.  Nous sommes loin d’une simple liaison entre deux membres.  L’ensemble des dispositifs qui contrôlent nos mouvements (nerfs, muscles etc…) permettent un fonctionnement optimal des membres.  Imaginez un skieur lancé dans un slalom et ses mouvements associés. Même si le cerveau reste le chef d’orchestre, il va se reposer sur l’ensemble du corps pour obtenir un mouvement fluide et efficace.

Nous pourrions trouver d’autres exemples comme :

  • La technicité de chacun de nos doigts et leurs fonctions spécifiques (par exemple l’approche préhensile du pouce et du reste des phalanges)
  • Le procédé de digestion, qui est une machine remarquable permettant de transformer nos aliments pour apporter l’énergie nécessaire à notre corps.

En se cantonnant au cerveau, nous oublions ces merveilleux mécanismes fruits de l’évolution de l’humanité. Le cerveau est important bien sûr, mais nous devons examiner l’ensemble du système pour obtenir une solution adaptée au monde du Cloud.

Le cerveau et le corps de Watson

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Depuis sa vicoire au jeu américain “Jeopardy”  IBM Watson est devenu l’exemple à suivre  comme modèle de cerveau informatique. Après tout il est capable de battre les meilleurs spécialistes humains. La suite de l’histoire de Watson nous permet d’envisager de nouvelles pistes pour résoudre des problèmes complexes et nous fait rentrer de plein pied dans l’informatique « cognitive »  autrement dit « intelligente ».

Mais qui connait le matériel utilisé pour Watson ? Etais ce par exemple une plate-forme x86 de commodité ? Absolument pas!

Dans notre cas la solution  IBM Power Systems  et la technologie Power7 ont amené autant la performance que la virtualisation pour Watson. Comme pour le corps humain le cerveau n’est pas seul et utilise des dispositifs souvent cachés ou mal connus pour fournir le meilleur service.

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La technologie Power permet :

  • Une meilleure performance par cœur que l’approche x86.
  • Une approche très résiliente prenant tout son sens pour l’hébergement de bases critiques.
  • Une performance quasiment linéaire en cas d’augmentation du nombre de cœurs.
  • Une virtualisation par design sans perte de puissance additionnelle.

Ce qui est vrai pour Watson est vrai dans de nombreux secteurs à commencer par celui du Cloud.

Pour une architecture Cloud efficace, il vous faut non seulement des logiciels puissants mais une infrastructure moderne, capable de régir au mieux pour apporter une performance optimale.

Dans un prochain article, je parlerais de l’approche « smarter computing » d’IBM pour réussir cette performance.

Philippe Lamarche
Philippe Lamarche est architecte avant vente dans la division hardware d’IBM. Après une douzaine d’années passées dans le design et conceptions de composants (processeurs, mémoires, ASICs) au centre IBM de Corbeil-Essonnes, il a rejoint la divison hardware (Systems Technology Group) en 1995. Après avoir occupé diverses positions d’avant vente technique sur la plateforme Power/AIX, il est aujourd’hui en charge de la définition d’architectures sur l’ensemble des composants des gammes IBM et plus particulièrement sur la partie PureFlex. A ce titre il travaille sur les gros projets Cloud IBM actuels incluant des Integrateurs majeurs du marché. Auteur de plusieurs « redbooks », il participe au blog IBM mondial « Thoughts on Smarter Computing ».

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Cloud Guru

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