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Pseudonymisation des données : la France peut mieux faire
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Pseudonymisation des données : la France peut mieux faire

by Cloud Guru13 juillet 2016

Selon une étude de Delphix,  leader  du  marché  des  logiciels  de  virtualisation  des  données,  seulement  38%  des  entreprises  françaises  affirment  maîtriser  totalement les exigences de la pseudonymisation des données imposées par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) qui entrera bientôt en vigueur dans l’Union Européenne.
Un score pas forcément suffisant, mais meilleur que nos voisin anglais et allemands…

34% des personnes interrogées en France se sont renseignées sur les exigences de pseudonymisation de la RGPD mais ont déclaré avoir des problèmes à les  comprendre.  Enfin,  28%  des  entreprises  françaises  affirment  ne  pas  avoir  de connaissances sur le sujet de la pseudonymisation des données.

« D’après la définition donnée dans le RGPD, la pseudonymisation consiste à s’assurer que les données sont conservées sous une forme ne permettant pas l’identification directe d’un individu  sans  l’aide  d’informations  supplémentaires »  explique  Iain  Chidgey, vice-président International chez Delphix. « Pour relever les défis de l’ère numérique et réduire les risques de fuite des données individuelles, le RGPD encourage les organisations à pseudonymiser leurs données à différents points. »

La France présente actuellement le meilleur taux de compréhension du RGPD dans les trois principaux  marchés  en  Europe,  puisque  seulement  17%  des  personnes  interrogées  au Royaume-Uni  affirment  maîtriser  totalement  les  exigences  de  pseudonymisation,  contre 21 %  en  Allemagne.  De  plus,  la  confusion  règne  en  Allemagne,  où  40%  des  personnes interrogées  déclarent  avoir  pris  connaissance  des  exigences  en  matière  de pseudonymisation dans le RGPD sans avoir réussi à les appréhender complètement.

« Dans le domaine de la protection des informations individuelles, le masquage de données et  le  hachage  sont  désormais  la  norme  en matière  de méthodes de pseudonymisation » poursuit  Iain  Chidgey.  « Prenons  l’exemple  des  informations  personnelles  non  protégées souvent  disponibles  dans  les  environnements  hors  production  utilisés  pour  le développement et le test de logiciels, ainsi que pour les formations, le reporting et l’analyse de  données.  En  remplaçant  ces  données  sensibles  par  des  données  fictives  (mais réalistes),  les  entreprises  peuvent  neutraliser  les  risques  associés  aux  données  tout  en protégeant  leurs  valeurs.  Le  masquage  transforme  les  données  sensibles  de  façon irréversible  afin  d’éliminer  les  risques.  Il  permet  aux  entreprises  de  démontrer  leur conformité aux exigences du RGPD en termes de pseudonymisation. »

Actuellement, un tiers des données sont masquées en France contre seulement un quart au Royaume-Uni  et  en  Allemagne.  Les  personnes  interrogées  en  France  affirment  que  les principales  difficultés  rencontrées  avec  le  masquage  de  données tiennent d’une part à la distribution de ces données à travers l’entreprise sans véritable contrôle centralisé (43%) et d’autre part au fait qu’il demande trop de temps et occasionne des retards dans les projets (26%).  En  outre,  26%  des  personnes  interrogées  en  France  et  en  Allemagne  affirment également  que  les  coûts  des  outils  de  masquage  sont  prohibitifs.  Du  fait  de  la  nouvelle règlementation, 60% des données en France seront masquées à l’horizon 2018, contre 48%
pour le Royaume-Uni et 47% pour l’Allemagne.

Pour en savoir plus :
> le site de Delphix

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