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Pour mettre le Cloud au clair
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Pour mettre le Cloud au clair

by Cloud Guru30 juillet 2012

James Staten – Analyste principal de Forrester Research, livre sur CIO Online son analyse du marché du Cloud. Extraits :

Si, à force d’être poussé dans les nuages par vos fournisseurs, vous avez l’impression d’être dans le brouillard, il est temps de mettre les choses au clair. Ne vous est-il jamais arrivé de penser que chaque nouveau produit et service est supposé faire fonctionner votre business « dans le cloud ». Si c’est le cas, sachez que vous n’êtes pas le seul. Depuis des années, je dénonce les appellations cloud non justifiées (…)
La vérité est que l’on fait beaucoup de bruit autour du cloud computing , comparé au véritable nombre de solutions disponibles. Depuis que cette proposition de valeur est devenue si convaincante, nombreux sont ceux qui, dans le cadre de projets similaires -comme la virtualisation, les applications d’externalisation, l’hébergement traditionnel- repeignent leurs solutions d’une couche de cloud. (…)

De nombreux responsables informatiques d’entreprises adoptent les services cloud – notamment le SaaS mais ont tendance à considérer le cloud comme un outil moins satisfaisant par rapport à leurs propres déploiements internes. Malheureusement, ce point de vue n’est pas documenté. De plus, de nombreux responsables conscients du phénomène cloud, tout comme les développeurs utilisant et tirant profit des services d’un cloud public ont le sentiment qu’en agissant ainsi, ils peuvent se passer de l’informatique de l’entreprise. Les entreprises qui ont le plus d’expérience des services cloud, indiquent que ceux-ci sont des vecteurs de valeur et dans de nombreux cas de figure, peuvent offrir un niveau supérieur de sécurité, de performance, d’évolutivité et d’économie comparé à l’informatique traditionnelle. (…)

Le vrai problème à propos du cloud computing ne réside pas dans les services qu’il rend mais dans le manque de communication entre le business et l’informatique. Les services de cloud public ne menacent pas le rôle de l’informatique d’entreprise : ils ne font que le modifier.
Durant les 4 dernières années, le cloud computing a fait des avancées significatives dans différents domaines qui sont habituellement causes de problèmes, à savoir la stabilité, la viabilité, la confidentialité et la sécurité. Aujourd’hui, presque tous les services cloud offrent un contrat de service dans lequel est préalablement définie la disponibilité de services. Les services cloud sont répartis dans la plupart des grandes régions et peuvent appuyer les demandes locales de données. (…)

Les clouds privés ne sont pas et ne devraient pas être vus comme l’alternative unique aux propositions de valeur du cloud public. Ils présentent une opportunité d’augmenter l’efficacité de la consommation d’infrastructure interne, l’agilité et l’autonomie de l’entreprise. Mais les avantages du vrai modèle de paiement à la consommation, de la dispersion géographique et les hauts niveaux de souplesse et d’évolutivité, tout comme la gestion des services ne peuvent pas être satisfaits au travers d’un cloud privé.

Les efforts autour de la transformation des environnements

Les efforts autour de la transformation des environnements de virtualisation traditionnels, la plupart du temps serveurs statiques, en un modèle dynamique, partagé et en des plates-formes payables à la consommation sont la priorité pour plus du tiers des entreprises aujourd’hui, selon les études Forrsights de Forrester. Cependant, ces mêmes recherches montrent qu’une faible minorité d’entreprises ont une compréhension et une expérience suffisamment forte des différences principales entre la virtualisation traditionnelle et le cloud IaaS pour y parvenir. (…)

La valeur globale du cloud computing est liée à des domaines de l’informatique qui ne peuvent être standardisés, automatisés et partagés à de multiples éléments. (…)
Si vous regardez votre portefeuille de solutions informatiques aujourd’hui, vous trouverez en surface que de nombreux services que vous fournissez semblent similaires à ce que proposent vos pairs, mais que vous ne partagez sans doute pas les mêmes moyens. Il en résulte que le gros des portefeuilles informatiques des entreprises aujourd’hui n’est pas adapté au cloud. Ainsi, les entreprises utilisent le cloud principalement pour des applications existantes qui peuvent être construites sur des architectures standardisées. (…)

Est-ce que tout va finir dans le cloud ? Probablement pas, car de nombreux processus d’entreprise, de séries de données et de workflow exigent un matériel spécifique ou des solutions propriétaires qui ne peuvent pas tirer avantage des économies du cloud. Aujourd’hui, nous avons encore des mainframes et sans doute pendant 20 ans encore. Les DSI doivent inciter leurs départements informatiques à utiliser des services cloud dès aujourd’hui et commencer à en tirer les premiers enseignements. La mise en place d’une stratégie gagnante et l’utilisation du cloud comme un avantage concurrentiel s’avèrera rentable à l’avenir.

Pour en savoir plus :
> L’article de CIO Online

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