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« Pay as you grow » ou « Pay per use » ?
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« Pay as you grow » ou « Pay per use » ?

by Cloud Guru17 avril 2013

Le JDN tente de clarifier les deux modèles existant actuellement sur le marché du Cloud : le modèle « Pay as you grow » et le modèle « Pay per use ». Extraits :

[…] Les bénéfices et les écueils potentiels d’un modèle par rapport à l’autre

1) « Pay as You Grow »

Cette formule bien qu’alléchante aux premiers abords, offre la possibilité de bâtir une prestation qui évolue en fonction de la croissance des besoins et des services, mais possède plusieurs effets secondaires. Bien souvent elle reste également dédiée aux investissements matériels, l’ensemble des logiciels n’offrent pas toujours cette possibilité. […]

Dans le cas d’un fournisseur de service qui fournirait une solution déployée chez le client dans un modèle OPEX, il faut prendre en compte trois phénomènes particuliers.
* Cette solution est dédiée à un client et donc les investissements consentis (CAPEX) de la part de fournisseurs, bien qu’amorti dans les règles, nécessitent d’être intégrés dans le coût des services et de ce fait alourdi notablement les charges pour les entreprises.
* Cet ensemble de services, lorsque la croissance est continue, peut être effectivement synonyme de gains importants. Par contre, se greffe le phénomène de périodicité qui peut entraîner une variabilité plus ou moins importante des services consommés, donc une baisse de la facturation, alors que les investissements ont déjà été réalisés par le fournisseur. Dans ce cas, le revenu du fournisseur se trouve en déséquilibre puisqu’il n’a pas la possibilité de mutualiser avec d’autres clients et ainsi de compenser le manque à gagner.
* Enfin, dans le cas d’un arrêt de la fourniture des services, là-encore il y a lieu d’être attentif pour ne pas se retrouver avec des investissements (matériels et logiciels) qui ne sauraient être réutilisables à d’autres fins (obsolescence). […]

2) « Pay Per Use »

Cette formule est pleinement efficiente lorsqu’appliquée dans  le contexte de services délivrés dans un Cloud Public, mais bien souvent rédhibitoire dans le cadre d’un Cloud Privé pour les raisons évoquées ci-dessus.

En fonction du fournisseur de services de Cloud Public, il existe deux approches distinctives :
* Les acteurs qui s’adressent à un marché de masse (Amazon, Google, Numergy, CloudWatt, …) peuvent bénéficier d’un apport extérieur (annonceurs, investisseurs, Etat, …) permettant de fournir des services à bas coûts, leurs investissements étant pour partie ou en totalité portés par ce financement externe.
* Les acteurs qui ne bénéficient pas de cet apport externe (Cloud Service Provider lambda, SSII, Hébergeurs, …), adressant des volumétries importantes pour une clientèle privée (grandes entreprises, services publics, collectivités, …).

Dans ce dernier cas, soit les risques financiers potentiels sont calculés sur des hypothèses de volumes et de croissance permettant de le mutualiser,  soit le modèle financier s’appuie sur une redevance fixe (socle) plus ou moins importante et une part de variabilité basée sur des hypothèses de consommation. […]

Il n’existe pas de modèle unique, bien souvent le prix du service est calculé en intégrant une approche mixte « Pay as You Grow + Pay Per Use » en fonction des choix d’architecture, des modèles de services où des types d’implémentation retenus.
Tenter d’appliquer un modèle « Pay Per Use » sur une infrastructure totalement dédiée (matériel et logiciel) à un client, dans ses propres locaux, relève d’un pari que certains fournisseurs  pourraient être tentés de prendre mais qui peut engendrer un déséquilibre important.
Dans le cas d’un modèle de Services dans un Cloud Privatif, ce défi peut être relevé. […]
Il faut également prendre garde à la définition de « Pay as You Grow » de certains fournisseurs de services, de matériels et de logiciels qui proposent  une approche qui relève du « différé de paiement », qui fait que quoiqu’il arrive les investissements seront payés dans leur intégralité que les services soient utilisés ou non par le jeu de report de facturation. […]

Pour en savoir plus :
> l’article du JDN

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Cloud Guru

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