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Les opérateurs Cloud français dopés par la souveraineté ?
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Les opérateurs Cloud français dopés par la souveraineté ?

by Cloud Guru3 janvier 2014

 

 

Le scandale NSA n’en finit pas de faire des vagues, et il devrait laisser des traces durables dans l’imaginaire des utilisateurs du Cloud. C’est ce que rappellait récemment un article des Echos, en détaillant le nouvel argumentaire « souveraineté » des opérateurs français et européens. Extraits…

[…] Pour des opérateurs français et européens de « cloud computing » qui tentent de reprendre la main face aux Microsoft, Google et autres Amazon, le scandale de la NSA arrive à point nommé. En Europe, le marché du cloud est amené à croître de 11 à 15 % par an sur les quatre prochaines années, pour passer de 31 à 50 milliards de dollars en 2017, a calculé l’institut Gartner.

Pour convaincre des clients encore réticents à l’idée d’externaliser leurs données dans le cloud, les français Cloudwatt et Numergy jouent à fond la carte de la souveraineté, sans craindre d’exagérer les risques liés à la NSA. « Nous disons à nos clients que nous sommes soumis aux lois européennes et françaises. 100 % des traitements sont réalisés en France », souligne Cédric Prévost, directeur de la sécurité de Cloudwatt, propriété d’Orange, de l’Etat français à travers la Caisse des Dépôts (CDC) et de Thales. Et de brandir la menace d’un espionnage industriel américain généralisé. « L’une des missions de la NSA, c’est d’aider au développement des entreprises américaines », souffle l’ancien patron des services informatiques de l’Elysée.

Même discours chez Numergy. « Dans une affaire comme PRISM, contre qui le client peut-il se retourner : contre un tribunal du Delaware, du Dakota ? », lance Philippe Tavernier, à la tête de l’opérateur de cloud détenu par SFR, la CDC et Bull. Les deux opérateurs français, qui viennent à peine de lancer leurs offres, attendent encore de goûter les fruits de ce nouvel argumentaire commercial.

D’autres vont encore plus loin. A l’image de Thierry Breton, le PDG d’Atos, qui a défendu fin août l’idée d’un « Schengen des données », pour faire émerger de véritables concurrents face aux Américains. Il s’agirait, d’une part, de créer en Europe un espace réservé aux opérateurs, qui y hébergeraient leurs données. Et, d’autre part, de lever les réglementations nationales qui existent dans des secteurs « comme la banque, le secteur pharmaceutique ou, encore, le secteur public » […]

Pour en savoir plus :
> l’article des Echos

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