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L’ERP et l’industrie 4.0
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L’ERP et l’industrie 4.0

by Cloud Guru6 décembre 2018

SILOG, expert en solution de gestion, ERP et CRM, décrypte les liens entre l’ERP et l’industrie 4.0…

Vous en avez forcément entendu parler : l’industrie 4.0, que l’on décline parfois en entreprise 4.0 ou usine 4.0, est un concept récent qui a vite trouvé sa place dans les média, y compris auprès du grand public puisque l’on en parle régulièrement dans les quotidiens et dans les journaux télévisés, voire dans des documentaires.

Mais que recouvre exactement ce concept, à commencer par ce 4.0 ? Quid du 3.0 ? Comment se traduit-il concrètement dans l’entreprise  de 2018 ? Et s’il s’agit d’une nouvelle forme d’industrialisation, quel sera le rôle d’une solution structurante comme l’ERP dans ces entreprises nouvelle génération ?

Voici quelques-unes des questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

L’industrie 4.0, qu’est-ce que c’est ?

Vous ne vous souvenez peut-être pas avoir entendu parler de l’industrie 3.0 ? Pourtant cette dénomination existe bel et bien, comme le rappelle un article récent de l’Usine Nouvelle. Cet article considère d’ailleurs qu’un des défis de l’industrie française est de se mettre à niveau simultanément vers le 3.0 et le 4.0, contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne qui auraient déjà accomplis en partie leur révolution.

On ne peut pas prétendre à donner des définitions précises des concepts d’industrie 3.0 ou 4.0, car il ne s’agit pas là de normes codifiées issues d’un consensus international, mais plutôt de facilités de langage validées par l’usage, les acteurs de l’industrie et les média.

Mais l’on peut considérer que l’industrie 3.0 consistait en la robotisation et l’informatisation de l’industrie, alors que la 4.0, un qualificatif qui serait apparu lors de la foire de Hanovre en 2011, va plus loin avec le rôle central joué par la donnée, sa captation, sa transmission et son analyse poussée, ainsi qu’avec l’apport éventuel de l’intelligence artificielle.

La qualification 4.0 fait aussi référence à une quatrième révolution industrielle, qui succéderait donc à la première (vapeur), la seconde (charbon et pétrole), et la troisième (informatique), ou après la mécanisation, la production de masse au 19e siècle et l’automatisation de la production au 20e siècle. Mais tout ceci reste assez arbitraire quoi qu’il en soit.

Robotisation oui, mais avec l’intelligence en plus

Vous l’aurez compris, l’industrie 4.0 ne se caractérise pas tant par l’informatisation et la robotisation, car même si l’on peut considérer qu’il y a du retard en la matière en France, ces transformations sont déjà entamées depuis de longues années.

Ce qui est nouveau, et cela transparait dans l’idée d’usine 4.0, c’est la possibilité dorénavant d’insuffler une dose d’intelligence dans les décisions prises par les robots et machines outils. Avec l’arrivée des objets connectés, dont le nombre explose aussi bien dans le cadre des foyers que dans celui de l’entreprise, il est possible de recueillir des données en temps réel et de les injecter dans les processus de décision automatisés. Secondée ou servie par le Big Data, c’est à dire la capacité de recueillir, stocker, traiter et analyser les données en quantité très importante, et par le Smart Data, l’Intelligence Artificielle fait son entrée au cœur de l’industrie. Il devient désormais possible de concevoir des usines dont la production est automatisée, mais qui sont aussi capables d’interagir avec d’autres structures éloignées, ou d’envoyer des signaux aux utilisateurs ou commanditaires.

Par exemple, on peut imaginer des unités de production s’adaptant en temps réel aux informations transmises par d’autres unités de production, pour produire plus vite ou en plus grand nombre un composant nécessaire, sans intervention humaine. Certains robots s’adaptent maintenant à la présence d’humains dans leur proximité immédiate, en modifiant leurs mouvements et comportements de façon à minimiser les risques de blessures ou d’accidents. De petits véhicules automatisés, destinés à transporter des matières premières ou colis au sein d’un entrepôt, peuvent désormais s’adapter aux obstacles aléatoires qui vont jalonner leur parcours : il ne s’agit plus d’une robotisation simple consistant à suivre une trajectoire préétablie, mais de véhicules robots intelligents pouvant communiquer, analyser les informations, et décider d’une trajectoire optimale en fonction de l’objectif qui leur a été assigné.

Enfin, il devient possible aussi d’assurer une maintenance plus efficace voire à distance, les robots étant capables d’envoyer des signaux d’alertes s’ils détectent des problèmes dans leur propre fonctionnement.

Et l’ERP dans tout ça ?

Ces évolutions dans le domaine de l’industrie et de l’entreprise en général, dont nous jugerons plus tard s’il s’agit de révolutions, ont des conséquences sur la place et l’usage qui peut être fait de l’ERP.

Pour une solution informatique structurante telle que l’ERP, la numérisation de l’entreprise est un point positif, car elle va permettre de créer un maillage numérique étendu au sein des organisations, une sorte de « toile » facilitant le recueil et la transmission des données, l’ERP se trouvant quasi naturellement positionné au centre de cette toile. Ses possibilités et son efficacité devrait en être décuplées.

Les points bloquants que pouvaient constituer le recueil et le traitement de données pourraient en être réduits, de même que le frein psychologique consistant à accepter, pour une entreprise, d’installer une solution numérique complexe : elle va s’imposer de facto.

Mais l’ERP ne se réduit pas à l’interconnexion ou au pilotage automatisé de systèmes informatisés. Il est aussi profondément humain. Il gère des données produites par des machines certes, mais en partie seulement, la plupart des informations à gérer provenant de sources humaines.

Il devra donc s’adapter en conséquence, pour devenir une interface conviviale entre monde numérique et humanité dans l’entreprise. Ce qui suppose un travail technique important sur ces interfaces et sur la communication entre les pilotes, humains, et les exécutants robotisés.

 

Pour en savoir plus :
> le blog de SILOG

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