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Le Cloud n’est pas que de la technologie. C’est aussi un esprit d’entreprise
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Le Cloud n’est pas que de la technologie. C’est aussi un esprit d’entreprise

by Cloud Guru10 juillet 2012

Traduction offerte par Best’Ware. Article original par Mark Thiele, pour le site GIGAOM.

Dans mon précédent blog,  j’avais émis l’idée que le Cloud, et par extension la gestion du Cloud, était une activité stratégique et non une  solution tactique. Donc, pour de multiples raisons, les définitions et les décisions qui y sont associées devaient être confiées aux personnes concernées.
Aujourd’hui, je vais décrire plusieurs exemples montrant pourquoi la gestion du Cloud est stratégique par nature, et expliquer pourquoi les directeurs généraux et autres responsables étrangers aux équipes purement techniques, sont importants pour la réussite du projet et de la solution.

Le Cloud : bien plus qu’un nouveau moteur puissant dans une vieille voiture

Lorsqu’une entreprise qui gère des données patrimoniales adopte une solution Cloud sans procéder à une réorganisation et une participation importantes de ses équipes, elle court le risque d’en perdre tous les bénéfices. C’est comme greffer un moteur moderne de 500 CV sous le capot d’une petite voiture des années 70, en espérant en retirer des performances et une sécurité identiques à celles offertes par une berline de 2012.
En fait, introduire le Cloud sans améliorer l’organisation, fait courir le risque d’augmenter les aléas pour l’entreprise, et les coûts qui y sont liés. C’est en alignant les solutions techniques, les gens et les processus, que l’on parvient vraiment à un modèle de Cloud efficace. Aussi, chaque fois que se présenteront des nouvelles opportunités commerciales, vos processus et technologies resteront en phase avec le développement naturel de ces initiatives.  
Rester en phase veut dire plus que créer rapidement une nouvelle pile de ressources informatiques. Cela signifie un processus reproductible, fournissant au juste prix les contrôles et la gouvernance appropriés, pour minimiser les risques pour votre entreprise.
A l’attention de ceux qui tentent de concevoir ce réalignement, voici quelques exemples de la manière dont le modèle de fonctionnement de votre Cloud (y compris sa gestion) peut vous apporter une réelle différence dans la manière de  délivrer vos solutions informatiques.

Contestabilité : une théorie économique qui peut faire faire des économies

Pouvez-vous facilement changer de matériel ? Hyperviseurs ?
Un vrai modèle d’exploitation Cloud vous permet de vous connecter à différents opérateurs Cloud, différents hyperviseurs, différents matériels, différentes solutions PaaS, différents systèmes de provisionnements, de contrôle, etc.
Selon cette théorie, vous pouvez remplacer des éléments clés de votre infrastructure, par des solutions meilleures ou à meilleur coût, sans faire prendre de risque au cadre global ou à l’architecture de votre environnement.
Posez-vous les questions suivantes. A l’heure actuelle :
•    Pouvez-vous utiliser un mix d’opérateurs externes, par exemple Amazon EC2, TerreMark, Savvis, and CSC?
•    Pouvez-vous passer facilement de HP à Cisco (ou vice-versa) ?
•    Pouvez-vous passer facilement de VMWare à HyperV 3 (ou vice-versa)?
•    Pouvez-vous adopter facilement un nouveau cadre de provisionnement/scripting, de type chef/puppet/cfengine?
•    Réutiliser la mise en œuvre de votre stratégie, et le système d’audit que vous utilisez actuellement, tout en faisant une ou plusieurs des modifications décrites ci-dessus ?
•    Réutiliser votre portail d’approvisionnement et vos flux de provisionnement, tout en effectuant les tâches décrites ci-dessus ?

Si votre réponse à ces questions n’est pas « Oui, ce serait facile et pas trop coûteux », alors vous ne travaillez pas avec un véritable modèle Cloud. Rare sont les entreprises qui en sont capables car, jusqu’à il y a peu, les plateformes de gestion adéquates n’existaient pas.
Aujourd’hui, elles sont en train de faire leur apparition en ligne, et sont différentes des solutions d’entreprises traditionnelles parce que conçues dès le départ pour être des abstractions situées au-dessus des hyperviseurs et des opérateurs Cloud.
Enfin, les fournisseurs établis ne laissent que très peu de liberté dans cet espace, car la majorité d’entre eux veulent tous construire des solutions intégrées verticales qui, justement, ne permettent pas cette forme de concurrence entre les plateformes.
Il est facile de se perdre dans cette technologie froide, et par conséquence de perdre de vue l’objectif de réaliser une plateforme indépendante de fournisseur, et les impacts financiers. Prenons le cas de la Commonwealth Bank of Australia. Cet établissement a été capable de réduire ses dépenses informatiques de 10% en encourageant ses fournisseurs à concourir sur les charges de travail. CBA l’a fait en implémentant une solution de gestion de Cloud, et en réalisant ensuite une gestion experte des fournisseurs pour adopter rapidement des nouveaux fournisseurs et avoir plus de poids sur les fournisseurs existants. En à peine deux ans et avec des logiciels standard, CBA y est parvenu et a libéré en un an 100M$, réinvestis dans des nouvelles capacités.

Penser IaaS+

Ne laissez pas les processus métier ralentir votre Cloud.
De nombreuses entreprises qui implémentent une solution Cloud commencent par se tromper. Les services informatiques se concentrent tellement sur la fourniture du serveur de base qu’elles perdent de vue l’ensemble. Ce serveur est certes intéressant, mais il représente probablement l’avantage le moins important. On obtient de vrais avantages en déplaçant la pile et en permettant à l’entreprise de déployer beaucoup plus rapidement applications et solutions.
On peut donner en exemple toutes les entreprises qui souhaitent déployer des solutions Agile Developpement, DevOps ou PaaS. Un exemple intéressant d’utilisation d’un modèle de gestion du Cloud est celui d’UBS et de sa solution d’automatisation du poste de travail. UBS a implémenté une solution de gestion de Cloud pour déployer une infrastructure bureautique virtuelle (VDI), non traditionnelle. La solution UBS est un mix de services fournis à des tablettes iPad et Android, avec en arrière-plan des ordinateurs bureautiques traditionnels qui gèrent l’automatisation des flux. L’utilisateur ne voit pratiquement jamais le bureau, et tous les bureaux sont « apatrides ». En outre, en fonction de l’utilisateur, les services sont automatiquement routés vers un bureau disponible, situé dans le pays adéquat, exécutant le logiciel et le profil adaptés à cet individu.

Réduire la complexité

La gestion du Cloud possède également cet avantage majeur : fusionner plusieurs solutions et produits sous un seul toit. Cette réduction de la complexité se traduit directement en une disponibilité, une stabilité et des économies accrues. Une grande institution financière, possédant 15000 serveurs, a pu économiser près de 30 M$ en un an, tout simplement en gérant la complexité : additionnez la baisse des commandes pour travaux de configuration, la baisse du nombre de produits fournisseurs, la réduction du nombre de responsables projets dédiés à la gestion du changement et, cerise sur le gâteau, la diminution du nombre des réunions, et le calcul est fait !  Voici pourquoi votre stratégie de gestion du Cloud doit intégrer des aspects très différents.
Il ne suffit pas de dire que vous allez vous concentrer uniquement sur le déploiement d’une machine virtuelle (VM). Vous allez devoir le faire sur nombre de sujets : déploiement du stockage, mise en réseau, calculs, entrées DNS, logiciel sur la machine virtuelle, et tous les firewalls nécessaires. Vous devrez également étudier où déployer, et quelles réglementations appliquer, en fonction de ce que vous déploierez, et de là où vous le déploierez.

Oubliez tout ce que je viens d’écrire, et à la place d’une solution simple et unique, vous aurez à gérer quelque chose qui exigera de la gestion de projets, des réunions, etc. Si ces systèmes ne sont pas complètement automatisés et gérés par un moteur de configuration des  politiques, une simple faute de frappe peut augmenter les facteurs de risque de manière dramatique.
Ce que je voulais vous dire, est que l’utilisation et la gestion stratégiques du Cloud peut vous aider à adapter votre informatique (et votre activité). Mais avant toute chose, votre informatique et votre activité doivent être prêts à s’adapter.

Mark Thiele est vice president executive du Data Center Tech chez Switch, l’opérateur du centre de données SuperNAP à Las Vegas. Mark Thiele anime deux blogs,  SwitchScribe et Data Center Pulse, dont il est également président fondateur. Son adresse Twitter est @mthiele10

> l’article original sur le site GIGAOM

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