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Le Cloud et les PRA
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Le Cloud et les PRA

by Cloud Guru12 avril 2013

Le site 01.net a posé la question aux DSI : sont-ils prêts à basculer leur plan de reprise d’activité dans le Cloud ? Voici quelques extraits des réponses…

[…] Les partisans du oui

– Didier Pawlak, DSI, Quintess :
Un plan de reprise d’activité (PRA) en mode cloud peut constituer une excellente alternative pour la rapidité de mise en œuvre et pour limiter les investissements. L’infrastructure et les logiciels sont déjà opérationnels chez l’hébergeur. Les gains financiers sont immédiats. De plus, au fil du temps, vous pouvez optimiser ce PRA et ainsi réduire les coûts. Mais attention, toutes les applications ne sont pas susceptibles de bénéficier d’un PRA en mode hébergé ! Les applications critiques, elles, devront  bénéficier d’un PRA plus solide et plus sécurisé. […]
– François Charpe, Group CIO, Altran.
Oui, nous étudions ce type d’approche depuis plus d’un an. En effet, en termes de mise en œuvre, c’est une des solutions qui semble offrir le meilleur rapport coût/efficacité. L’avantage serait de nous éviter d’investir lourdement en vue de dédoubler physiquement notre datacenter actuel.
– Jamel Chaabane, DSI, Institut national du cancer.
C’est une solution que nous envisageons avec d’autant plus d’intérêt que nous n’avons pas de PRA et qu’il est donc a priori plus facile d’y avoir recours sans s’inquiéter d’une migration de l’existant. […]
– Laurent Bérenguier, DSI, université d’Auvergne.
Multiplier les coûts pour acquérir des infrastructures dormantes est peu raisonnable, quelle meilleure solution pour réaliser des économies que de recourir à la mutualisation ?
– Laurent Chauvet, DSI, Korus.
Oui, et le plus vite sera le mieux. Nous allons brancher notre site principal sur la fibre optique. Aussi, nous pouvons maintenant voir l’avenir différemment, avec non seulement un PRA dans le cloud, mais aussi le déport d’applications dans le cloud. […]

Les partisans du non

– Guillaume Ors, directeur informatique et nouvelles technologies, ville de Clichy-la-Garenne :
En aucune manière ! Un PRA est extrêmement sensible et nécessite une attention particulière. Au vu de la complexité de notre infrastructure, un PRA externalisé pourrait nous être préjudiciable en termes de délai de rétablissement de nos systèmes en cas de sinistre. Et cela, puisqu’il nous serait impossible de reconnecter un équipement matériel qui n’aurait subi aucun dommage et qui renfermerait pourtant des données plus à jour que celle du PRA. […]
– Yann Jouveneaux, DSI, Sakata EMEA.
Absolument pas. Un PRA doit être considéré comme une situation d’urgence. Il nécessite que l’environnement de repli soit totalement maîtrisé, et je ne suis pas sûr du tout que ce soit, à ce jour, ce qui caractérise le cloud. […]
– Hélène Sol, DSI, centre hospitalier d’Avignon.
Non. Nous disposons d’un cloud privé et avons mis en place un plan dans deux salles serveurs géographiquement séparées. Nous n’avons aucun avantage à migrer ses données dans un cloud public. Au niveau financier, les coûts sont aujourd’hui nettement plus élevés. De plus, en termes de sécurité, les données de santé subissent une réglementation très stricte.
– Denis Ktorza, DSI, ACIP.
Le PRA dans le cloud est une idée séduisante, mais les outils et les prestataires ne représentent pas encore une offre assez mature pour encourager les entreprises à franchir le pas. […]
– Hubert Tournier, adjoint Dosi, Groupement des Mousquetaires.
Non, et ce n’est pas possible techniquement. Nos serveurs les plus critiques ne sont pas des PC sous Windows ou Linux, mais des grands systèmes IBM ou des moyens systèmes Unix. C’est-à-dire des ressources que l’on peut trouver en infogérance, mais pas dans le cloud.

Pour en savoir plus :
> l’article de 01.Net

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