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Le Cloud, c’est du Béton
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Le Cloud, c’est du Béton

by Cloud Guru29 août 2014

Le Cloud s’impose dans la plupart des secteurs IT, ce qui est finalement logique. Mais si l’on veut juger du véritable essor du modèle Cloud, mieux vaut s’intéresser à des domaines d’activité éloignés de l’informatique. Comment les entreprises du secteur batiment et travaux public accueillent-elles les nouvelles offres Cloud computing ?
Le magazine « Le Moniteur » s’est intéressé à la question, et nous apporte des réponses . Extraits :

[…] Dans la vie privée, chacun utilise largement les services cloud computing (informatique mutualisée en ligne) mis en place par les grands acteurs du web, comme Facebook, Google ou Amazon. Il n’est donc pas surprenant que les services cloud foisonnent également dans le monde professionnel avec Autodesk, Dassault Systèmes, Bentley, par exemple.

Avec le cloud, non seulement les données sont hébergées chez un tiers, mais aussi les applications et les services. Le résultat est une plus grande souplesse pour l’usager, avec une facturation qui est fonction des modules sélectionnés et de la durée d’utilisation. Par ailleurs, même éloignés géographiquement, ces usagers peuvent accéder par leur connexion web à des services identiques et exploiter les mêmes données : modèle BIM d’un projet, indices de consommation énergétique, boîte à plans électronique… et ceci indépendamment de la plate-forme utilisée (PC, tablette ou smartphone) ou de son système d’exploitation.

Blue Sky and Office BuildingUne offre foisonnante

Ces dernières années, les offres cloud se sont multipliées en raison de la souplesse du modèle économique proposé et des possibilités d’évolution technique.

L’un des exemples les plus significatifs est celui d’Autodesk. Sa plate-forme cloud 360 offre ainsi des extensions aux licences BIM Revit classiques, soit vers le collaboratif avec BIM 360 Glue ou Field, soit pour répondre à un besoin de calcul ponctuel, avec Structural Analysis (analyse structurelle des bâtiments) ou encore Green Building Studio (estimation de la consommation énergétique d’un modèle de bâtiment en phase de conception).

Autre exemple : l’offre Airbuild, anciennement iExtranet, de l’éditeur Oodrive. Destinée aux architectes et aux entreprises générales à qui elle est louée pour la durée d’un chantier, cette boîte à plans conçue pour la gestion documentaire collaborative d’un chantier fonctionne en mode full cloud. Elle vient d’être enrichie d’un nouveau module de suivi de chantier sur iPad (EasyOPR) pour poser et lever les réserves.

Le cloud est aussi l’un des arguments techniques revendiqués par la jeune pousse HiKob lorsqu’elle installe une soixantaine de capteurs de température sans fil dans la chaussée de neuf sites du Grand Lyon. « Le flux d’informations des capteurs remonte par Internet sur notre infrastructure cloud. Puis nous mettons à la disposition des opérateurs de la voirie une interface web qui leur permet de visualiser les données sur nos serveurs, avec l’historique. […]

Vers le smart data

Le cloud est de mise également pour la « ville intelligente », concept qui impose de fédérer de nombreux acteurs se partageant des données communes. Ainsi, les serveurs informatiques du projet pilote européen Cooperate, centré sur les quartiers à énergie positive, seront localisés dans le cloud. Ce dernier facilite la convergence et l’agrégation des données dans de gigantesques bases informatisées et virtualisées. C’est le big data, un océan de données alimenté par un flux numérique ininterrompu provenant des capteurs, des compteurs, mais aussi des GPS, des puces RFID, des caméras de vidéosurveillance…

Lorsqu’un immeuble tertiaire est instrumenté au moyen de plusieurs centaines de capteurs et de plusieurs dizaines de compteurs, la GTB centralise un grand flux de données. Il est alors possible de filtrer ces données, de les enrichir et de les stocker…

Avant de les analyser et d’en faire sortir des idées nouvelles. La comparaison du fonctionnement heure par heure d’une centaine d’équipements permet alors de détecter les défaillances de certains d’entre eux et d’optimiser les réglages.

L’enjeu, désormais, est de passer du big data au smart data […]

Un domaine à défricher

La valorisation du big data demande toutefois une vraie réflexion sur les données. Comment les trier, les analyser et les échanger ? La création de standards d’échanges se négocie au sein d’associations comme la SBA (Smart Building Alliance) dont le président, Serge Le Men, constate que « les nombreux logiciels de gestion d’énergie ne permettent pas d’échanger leurs données. L’objectif de la SBA est de réunir les acteurs de l’énergie, du bâtiment et des services, autour de données interopérables. »

Il convient aussi de demeurer vigilant sur le plan des libertés. Si le big data permet de détecter les équipements défaillants, il pourrait aussi servir à surveiller les activités de chacun, que ce soit sur le chantier ou au bureau. Il faudra donc veiller à ce que le big data ne se transforme pas en big brother…

Pour en savoir plus :
> l’article du Moniteur

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