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La stratégie Cloud d’un DSI doit inclure le Cloud Public
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La stratégie Cloud d’un DSI doit inclure le Cloud Public

by Cloud Guru15 mai 2012

Un article traduit de l’anglais par Ivan Warren – Ingénieur avant vente logiciels et infrastructures chez Best’Ware.
L’article originel en anglais, signé Bernard Golden, est disponible sur le site de PC World

Tout au long de l’année dernière, j’ai constaté une évolution importante lors de mes échanges sur le Cloud avec des responsables informatiques.

Il  y a un an, quand je discutais de la stratégie Cloud d’une entreprise, j’entendais constamment : « nous nous concentrons sur la création d’un Cloud Privé ».  L’objectif déclaré de façon plus ou moins explicite et à mots couverts étaient de limiter l’utilisation du Cloud Public que faisaient les développeurs. « Amazon Web Services » était  tout particulièrement visé.

J’ai toujours pensé qu’attribuer le « problème Cloud Public » à des développeurs franc tireurs n’était  pas justifié. Il est vrai que de nombreux développeurs ont adopté « Amazon Web Services »  à cause de son accès facile aux ressources et de son coût réduit – c’est à dire son « agilité ». Cependant, présumer que le problème est causé par des individus qui peuvent (ou qui sont forcés à) utiliser un Cloud Privé dénote une incompréhension fondamentale du phénomène « d’informatique parallèle » comme cela est parfois péjorativement appelé.

Ne le reprochez pas aux développeurs

Quelque chose de bien plus profond que l’expérimentation par des développeurs se trouve derrière l’adoption en masse de l’utilisation du Cloud public. Même si les développeurs se sont rués vers « Amazon Web Services » ou ses équivalents, d’une manière générale, ils ne le font pas sans le support de leur organisation. La plupart des développeurs font partie de groupes qui doivent rendre des comptes à des unités métier, et ces groupes ont la responsabilité de s’assurer que la partie métier dispose des applications nécessaires afin d’atteindre leurs objectifs.

La vraie dynamique derrière l’adoption du Cloud Public n’est pas le fait d’ingénieurs logiciels s’adonnant à de « l’informatique parallèle » pendant leur temps libre. La vraie dynamique est en fait l’approbation et la mise en avant de Cloud Public par l’utilisation qu’ils en font vis à vis des groupes de développement applicatif pour lesquels ils travaillent. Ceci est parfaitement logique, n’est-ce pas ?

En utilisant « Amazon Web Services », un développeur peut parfois se retrouver avec une facture de $500/mois – et pensez vous qu’il ou elle va supporter ce coût juste parce que cela rend les développements plus efficaces ? Bien sûr que non. Ces frais sont remboursés par leur entreprise voir même payés directement. En d’autres mots, la direction de ces organisations est au courant et est en accord avec l’utilisation par ces développeurs du Cloud Public.

L’activité économique a la tête dans le Nuage (Public)

La vérité fondamentale sous-jacente à la croissance explosive de l’utilisation du Cloud Public est que celle-ci est alimentée par des décisions de développement poussées par les entités métier. Ces dernières sont sous pression pour produire des résultats financiers, et, comme le dit le dicton, « le temps, c’est de l’argent ».

Par rapport au cycle classique de mise à disposition de ressources informatiques, le Cloud Public a

singulièrement réduit les temps de mise à disposition. Au vu de cette nouvelle efficacité, les unités métier ont donc reçu le feu vert pour autoriser les développeurs à utiliser le Cloud Public.

Le résultat est évident. Les DSI se sont retrouvés mis devant le « fait accompli » (ndt : en Français dans le texte). De grandes applications ont été développées dans des environnements de Cloud Public et les différents services qui s’en sont servies ne désirent pas revenir en arrière.

L’année dernière, il est apparu clairement aux directions informatiques que cette « lubie » du Cloud Public était devenue un engagement sérieux. Les applications sont maintenant en production et ne peuvent être interrompues en les transférant vers un Cloud interne. De plus, les unités métier ont été impressionnées par ce que leur offre le Cloud Public – fini les longs temps d’attente pour la mise à disposition de ressources, terminé les investissement initiaux en capital … etc…

Du coup, il est devenu de plus en plus clair que l’utilisation du Cloud Public allait jouer un rôle significatif dans la stratégie informatique de l’entreprise.  Même si de nombreuses entreprises (voire la plupart) vont déployer un Cloud Privé en interne, toutes devront  inclure le Cloud Public dans leur environnement opérationnel.

*Les DSI doivent se résoudre au fait que le Cloud Public ne va pas s’en aller*

Comme je l’ai indiqué au début de cet article, ce fait a imposé un changement significatif dans la stratégie informatique du Cloud Computing. Il y a un an, même si la plupart des DSI acceptait le Cloud Public, leur sentiment personnel était que cette parenthèse prendrait fin avec le retour vers des services gérés centralement. Face à cette attente, les expériences avec « Amazon Web Services » étaient tolérées comme un mal nécessaire, le temps que le Cloud Privé interne soit déployé.

Aujourd’hui, je vois de plus en plus de décideurs reconnaitre que l’idée de créer un Cloud Privé, pour faire entrer une infrastructure détenue à part entière et gérée en interne, dans l’ère du Cloud n’est tout simplement pas réalisable. La vérité est que toute organisation informatique va bâtir une stratégie « ET » : l’infrastructure sera un mélange de Cloud Privé « ET »  Public. Pour la plupart, cela voudra dire un mélange de ressources privées et « d’Amazon Web Services ».

Ceci, bien sûr, fait apparaitre de nouveau défis. Par exemple, la plupart des systèmes d’information interne s’appuie essentiellement sur la virtualisation VMWare. Amazon Web Services utilise une version personnalisée de la couche de virtualisation XEN. Bien qu’un grand nombre de fournisseurs de Cloud propose des solutions basées sur VMWare, solutions qui  ont pour objectif de supporter une infrastructure commune publique et privée ; la plupart des analystes m’ont rétorqué que la montée en puissance du Clouds Public à base de produits VMWare était largement en retard par rapport à « Amazon Web Services ».

Mais le point le plus important  réside dans le fait que la plupart des fournisseurs de Cloud Public qui offre des solutions VMWare ne les destine au développement d’applications, ce qui en fait une offre moins satisfaisante pour les professionnels, dans le sens où les décisions prisent par les entités métier sont guidées par les problématiques de chaque application plutôt que par des choix généraux d’infrastructure.

Un second défi découle de cette différence de système de virtualisation. Si la vision d’une organisation est qu’une application devrait pouvoir être déployée indifféremment dans un environnement Cloud Privé ou Public (et cela devrait être leur vision), comment cette organisation peut-elle atteindre ce but ? Bien qu’il existe des produits et services d’importations d’images virtuelles, cela n’est pas satisfaisant à long terme. Les applications ont de longues durées de vie et la gestion du cycle de vie est critique. La conversion bit à bit d’une machine virtuelle est une opération qui se fait une seule fois, alors que la mise à disposition des applications est un processus continu.

Il est clair qu’une solution basée sur la conversion d’images VMWare n’est pas appropriée. La solution doit pouvoir prendre les composants logiciels pour pouvoir créer l’image pour n’importe quel environnement cible. L’approche habituelle de créer des modèles d’images virtuelles ne supporte pas cette solution.

Un troisième défi reflète le quotidien des unités métier. Une des raisons principales pour utiliser le Cloud est de pouvoir offrir la capacité de mettre à jour plus rapidement les applications. Alors que les initiatives métier s’appuient de plus en plus sur des offres en ligne, le besoin de mettre à jour les applications pour tenir compte des mises à jour des offres, des campagnes, de nouveaux partenariats et de toutes autres initiatives devient critique. Le rythme de changement des versions des applications doit pouvoir devenir beaucoup plus rapide qu’auparavant et doit pouvoir offrir un choix d’option de déploiement.

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