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IBM utilise-t-il le Cloud ?
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IBM utilise-t-il le Cloud ?

by Cloud Guru9 novembre 2011

Article écrit par Alfredo Olivieri traduit de l’anglais par Olivier Gobessi, directeur marketing Best’Ware, après avoir obtenu l’accord de l’auteur. Vous pouvez lire l’article original ici.

Quand j’ai commencé à m’intéresser au Cloud Computing, il y a environ un an, je me suis posé la question suivante : IBM utilise-t-il le Cloud ?

En fait, c’est même, une des premières questions que je me pose lorsque je cherche à appréhender une nouvelle technologie dans une offre IBM, et ce pour au moins 2 raisons. La première, les clients demandent toujours des références lorsque vous proposez quelque chose de nouveau.
Les références externes sont certes plus appréciées, mais des projets internes IBM, sur lesquels nous pouvons partager des informations détaillées sont également pertinents. La seconde, et la plus importante, c’est que si IBM utilise cette technologie, je peux dès lors bénéficier de l’expérience de mes collègues dans l’étude et l’implémentation de la solution.

Heureusement, je n’ai pas eu à aller très loin de mon bureau, qui se trouve dans le laboratoire de recherche de Tivoli à Rome, pour trouver un exemple intéressant réalisé par « IBM Tivoli Development Services ».

« IBM Tivoli Development Services » fournit à la division Logiciels d’IBM, des services informatiques en relation avec le cycle de développement des logiciels. Récemment, à cause des nombreuses acquisitions et de la croissante complexité de l’organisation de développement de Tivoli (qui compte plus de 30 laboratoires de recherche dans le monde), « IBM Tivoli Development Services » a dû transformer la production de ses services informatiques.
Les problèmes à résoudre furent nombreux :

• Coûts financiers et humains élevés avec une faible efficacité, liée à un nombre important de resources physiques sous-utilisées (taux moyen d’utilisation de 5 à 9%).
• Manque de clarté, de contrôle et d’automatisation dans l’organisation informatique.
• Demande manuelle de workflow, gestion de capacité et des processus administratifs avec des délais de livraison pour toute nouvelle demande qui se comptent en semaines voire en mois.
• Manque de standardisation (outils et approches différents) et de stratégie de virtualisation unifiée (faible virtualisation dans certains cas, nombre croissant et incontrôlé d’images virtuelles dans d’autres).
• L’infrastructure informatique qui ne supporte pas les besoins dynamiques d’une organisation de développement orientée Agile.

Comme décrit dans le schéma ci-dessous, la solution qu’ils ont dessiné impliquait la réalisation d’un Cloud privé sécurisé et géographiquement dispersé qui pouvait être géré et surveillé de manière centralisée.

 

En particulier :
• Les services managés centralisés, basés sur « Tivoli Service Automation Manager » permettent de donner aux développeurs et aux testeurs, un accès prévisible et rapide, pour réserver, provisionner et déployer en toute sécurité des environnements de test et de développement. De plus, ils autorisent les utilisateurs à gérer des images virtuelles qui peuvent être certifiées, stockées, centralisées et publiées.
• Les services de surveillance centralisés, principalement fondés sur « IBM Tivoli Monitoring », « IBM Directory », « Tivoli Performance Analyzer », « Tivoli Netcool OMNIbus » et « Tivoli Business Service Manager » contrôlent les ressources, les demandes de service, les systèmes d’exploitation et la consommation d’énergie. De plus, l’intégration avec « Tivoli Application Dependency Discovery Manager » et « Tivoli Asset Manager for IT » permet de centraliser l’information nécessaire pour suivre le cycle de vie des actifs gérés.
• Les utilisateurs sont identifiés grâce au répertoire des employés IBM pour donner rapidement un accès sécurisé au Cloud.
• Les informations sont récupérées et présentées grâce à des tableaux de bord personnalisés, comme celui présenté ci-dessous. Le tableau de bord permet aux administrateurs de suivre la performance, la disponibilité, l’utilisation et la capacité des ressources, mais et surtout d’anticiper et de planifier les besoins futurs.

Comme cela arrive souvent quand on passe d’un système d’information traditionnelle au Cloud, la solution a été réalisée en plusieurs étapes : la centralisation, la consolidation, la virtualisation, l’automatisation et l’optimisation, pour laquelle plusieurs réalisations sont toujours en cours.
Plusieurs bénéfices ont déjà été identifiés en moins de deux ans :
• Diminution des coûts : la consolidation et la virtualisation ont permis d’éviter des investissements de 10,4M$ en capital et de 11,5M$ en dépenses opérationnelles.
• Réduction de l’empreinte au sol : l’espace requis pour installer 5 500 machines virtuelles a été réduit de 15%.
• Efficacité améliorée : le temps moyen de mise à disposition d’un nouveau serveur a été ramené de 4 jours à 15-20 minutes et dans le même temps le taux d’utilisation de l’infrastructure informatique a été porté à 60%.
• Innovation accélérée : l’équipe informatique a pu changer ses priorités en passant de l’administration à la réalisation de services à valeur ajoutée pour ses clients internes.
• Productivité décuplée : la communauté de recherche a désormais la possibilité de capturer et partager leurs environnements pendant les phases de développement et de test en quelques jours ou quelques heures au lieu de plusieurs mois.

Quand on m’a raconté cette histoire, j’étais un peu sceptique. Un Cloud géographiquement dispersé, des millions de dollars d’économie, plusieurs produits TIVOLI intégrés en quelques mois : c’était trop beau pour être vrai. J’ai donc contacté mes amis au laboratoire de recherche TIVOLI (je vous ai dit que les références internes étaient les meilleures pour cela) pour le voir de mes propres yeux.

Bien sûr, j’ai été agréablement surpris : non seulement c’était vrai, mais c’est devenu un avantage indéniable pour mes futurs projets Cloud, en terme de compétences, d’expérience et de capital intellectuel.
La liste des bénéfices que cette solution a apporté à IBM doit de plus être complétée par les avantages apportées aux clients d’IBM ; le savoir et les actifs disponibles ont été réutilisés avec succès dans nombre de projets clients.

Alfredo Olivieri est un architecte IBM, basé en Italie, qui a 12 ans d’expérience en informatique. Membre de « IBM Software Group Services », il contribue à dessiner et à réaliser des services managés et des solutions Cloud Computing. Il a une excellente connaissance des offres TIVOLI. Il est co-auteur de 2 livres de la collection « IBM Redbooks » et il a récemment terminé un MBA à la « Warwick Business School », en Angleterre.

Lire l’article original en anglais

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