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Faire tomber 3 mythes sur le SaaS
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Faire tomber 3 mythes sur le SaaS

by Cloud Guru8 juillet 2014

Le logiciel sous forme de services (SaaS) n’est pas un nouveau modèle de distribution. Le marché du SaaS a connu une croissance rapide au cours des quelques années écoulées qui ne semble pas devoir ralentir. Selon les estimations, le marché du SaaS affiche un taux de croissance annuel composé de 24 % et devrait atteindre les 66,9 milliards de $ d’ici 2016 ; le segment des applications devrait quant à lui atteindre 36,9 milliards de $ d’ici 2016. Le marché du SaaS a évolué et connaît une accélération, mais il reste quelques mythes tenaces à propos du SaaS. Je souhaite faire tomber trois d’entre eux dans cet article.

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Mythe n° 1 : Le SaaS a pour seul objectif la réduction des coûts.

Pour bon nombre de solutions et de sociétés, l’aspect économique du modèle SaaS joue certainement un rôle clé dans la proposition de valeur. En revanche, on sait moins que si les organisations adhèrent au SaaS c’est pour sa valeur réelle : l’avantage concurrentiel. Si une récente étude IBM Global SaaS indique que la réduction du coût total de possession constitue la principale motivation pour l’adoption du SaaS, 47 % des personnes interrogées (informatique et business) ont mentionné que le SaaS était en train de transformer leur métier et offrait un avantage concurrentiel sur le marché. Principales sources de cet avantage concurrentiel : vitesse, tant en termes de temps pour valoriser que d’agilité pour procéder aux futurs changements ;  innovation, rendue possible en libérant les ressources informatiques, mises à jour en continue des applications métier, et avantages uniques des solutions cloud sur les solutions sur site. En d’autres termes, le SaaS n’est pas juste un modèle de distribution de plus, et s’il offre plusieurs avantages d’un point de vue économique, sa valeur réelle dépasse ce seul point de vue.

Mythe n° 2 : Le SaaS est destiné aux seuls utilisateurs professionnels et revient à ignorer la technologie de l’information.

Tout ça parce que le SaaS est facile à acheter et déployer pour des utilisateurs professionnels et qu’il a donné lieu à ce qu’on appelle le « Shadow IT » ou « Rogue IT » (i.e. sans aval des décisionnaires). Il s’agit là d’un véritable mythe, et ce pour deux raisons : Premièrement, le Cloud Computing bouleverse et fait basculer toute l’industrie du logiciel, y compris les logiciels des professionnels de la technologie de l’information. En fait, selon une récente étude, les professionnels de l’informatique « fraudent » et introduisent des applications SaaS non validées dans leur activité PLUS que les utilisateurs professionnels ! De plus en plus d’applications de gestion informatique, telles que l’automatisation de la charge de travail ou la gestion des performances des applications, sont elles aussi désormais dans le cloud, avec beaucoup d’autres logiciels middleware et autres applications SaaS informatiques à suivre. Deuxième raison pour démystifier cette idée : les responsables informatiques et boutiques innovantes sont de plus en plus impliqués dans le SaaS – et pas pour mettre un frein au Shadow IT « d’une main de fer » mais plutôt pour leur ouvrir les bras. Dans une étude récente, IBM Global SaaS Study, nous avons constaté que les secteurs d’activité et l’informatique des organisations leader contribuaient fortement à la sélection et au déploiement du SaaS, et que 65 % des leaders considéraient réellement la relation informatique / secteur d’activité comme un partenariat stratégique. Le SaaS permet également à l’informatique d’apporter au business des solutions innovantes de façon bien plus rapide, puis de se concentrer sur les ressources d’initiatives métier plus stratégiques. Sécurité, confidentialité, intégration et environnements hybrides sont certainement tous encore importants, de même que l’informatique, et la collaboration entre entreprise et informatique doit prendre en compte les besoins métiers fonctionnels ainsi que ces facteurs.

Mythe n° 3 : Le SaaS, c’est pour le marché intermédiaire, pas pour l’entreprise.

Autre croyance sur le déclin mais qui a la vie dure : le SaaS est uniquement destiné aux PME, il ne s’adresse pas aux grandes entreprises avec des services informatiques matures et des centres de données globaux. Le SaaS, et le Cloud Computing dans son ensemble, est une fabuleuse option pour les organisations plus petites, c’est un fait, mais de nombreuses sociétés de grande taille passent au cloud pour les mêmes raisons : économies, agilité, innovation, avantage concurrentiel, etc. Certaines entreprises évaluent encore les solutions dans un modèle SaaS avant de les apporter sur site. Mais nous voyons de plus en plus fréquemment des sociétés qui partent avec cette intention mais ne font jamais le changement (pourquoi réparer ce qui n’est pas cassé ?). Et certaines entreprises parlent désormais d’opter pour une approche « d’abord SaaS » pour des applications métier, et je prévois un renforcement de cette tendance dans les mois et les années à venir. La réalité, bien sûr, c’est que les grosses entreprises auront des environnements hybrides même si elles entament aujourd’hui une approche « d’abord SaaS ». Elles doivent évaluer la façon dont les solutions SaaS répondent et s’intègrent à d’autres applications existantes, mais avec les capacités disponibles aujourd’hui pour intégrer, sécuriser et orchestrer des environnements cloud hybrides dynamiques, ce mythe-ci est définitivement sur le déclin et n’aura été que passager.

Les sociétés capables de dépasser ces mythes et d’adopter des solutions SaaS réussissent sur le marché. Ces leaders du SaaS collaborent mieux, que ce soit en interne ou en externe, et améliorent leurs relations professionnelles. Ils optimisent l’analyse au sein de l’organisation et prennent de meilleures décisions. Enfin, ils boostent l’innovation et répondent plus rapidement aux mutations du marché.

Marc Dietz
Marc Dietz est directeur IBM SaaS strategy & marketing

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Cloud Guru

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