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Du post-it au Cloud
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Du post-it au Cloud

by Cloud Guru19 mars 2013

Comment expliquer nos solutions à nos utilisateurs, ceux qui s’en servent vraiment, sans leur compliquer la vie avec des sigles et un jargon technologique incompréhensibles ?
Faut-il écrire le « Cloud pour les nuls » ? Ou expliquer, simplement, que demain on peut faire mieux qu’aujourd’hui, que demain c’est aujourd’hui, que les solutions existent, à portée de main, pour nous simplifier la vie et optimiser la performance de nos entreprises et de nos fonctions métiers ?

Pourquoi faut-il toujours que ce soit si compliqué ?

Cela semble être une règle bien établie : nous commençons par expliquer que nous faisons simple, évolutif et à la carte, et ensuite nous nous mettons à parler pour être sûrs que personne ne nous comprends.

Dans le monde IT des grands groupes, il y a des sigles pour tout. On fait du CSF, BPM, BAM, BI, PPM, CRM, ERP, SCM, ASP, PaaS (qui est arrivé juste quand j’ai commencé à comprendre ce que SaaS voulait dire). Certains sigles sont plus connus que d’autres, mais globalement cela reste incompréhensible pour l’utilisateur métier, qui a bien du mal à se positionner.

J’avoue que cela reste globalement flou pour moi aussi, alors que je devrais tout savoir sur ce jargon. Je dirige en effet une start-up qui édite des logiciels Cloud pour la performance opérationnelle des entreprises.

Cloud, c’est un peu plus facile. Au moins on peut faire une association visuelle, le mot existe vraiment, et si, en plus, on y ajoute un « i » ou un « smart » devant, on comprend que l’on est à la pointe de la technologie. Mais est-ce que cela suffit vraiment pour expliquer nos solutions à nos utilisateurs, ceux qui s’en servent vraiment ?

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Peut-on faire mieux demain qu’aujourd’hui ?

Eux, ils n’achètent pas de sigles ni de schémas compliqués qui font le bonheur du monde IT. Ils veulent juste savoir s’ils peuvent faire mieux demain qu’aujourd’hui. Ils se disent que chez eux, ils partagent leurs photos de vacances sur Facebook, gèrent des listes de commissions et leur comptes bancaires sur leurs Smartphones, mais qu’au bureau ils gèrent encore leurs activités avec des fichiers Excel, Powerpoint et des petits bouts de papiers jaunes qui se collent à volonté.

Bien sûr, je ne parle pas des processus financiers qui sont encadrés depuis longtemps, en partie par le législateur.  Mais de ce que nous faisons tous les jours en tant que managers ou membres d’une équipe : on gère au mieux les ressources qui nous ont été confiées pour atteindre les objectifs définis et livrer un retour sur investissement en produisant une valeur ajoutée pour une partie prenante. Et ce, peu importe le métier. Certains métiers sont plus techniques, ou encadrés, que d’autres.  Mais au fond, la seule raison d’être pour une entreprise – et pour chaque métier dans l’entreprise – c’est cela : la production de valeur ajoutée.

S’il faut un manuel d’instructions de 100 pages, c’est déjà has-been 

Lorsque j’étais invitée à participer à ce blog, j’ai accepté à condition de pouvoir écrire les choses simplement : de toute façon je ne saurais pas faire autrement.

Hier compliqué était synonyme de sophistiqué, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Say it simple stupid, « c’est dans la contrainte que le maître se révèle », comme le disait mon ancien prof de suédois. S’il faut un manuel d’instructions de 100 pages, c’est déjà has-been.

Je teste ce que j’écris sur mes filles qui ont 11 et 13 ans : si elles ont compris, c’est que j’ai été suffisamment claire. Je fais pareil avec nos logiciels, et j’écoute avec attention quand elles me disent « mais maman, il y a trop de boutons ». Cette génération arrive demain dans nos bureaux, demain c’est déjà aujourd’hui pour elle.

Cette génération dirigera nos entreprises. Elle devra répondre à des questions simples, mais cruciales, car tout n’est pas qu’une question de finances : savoir qui fait quoi, pourquoi, quand, ce que cela coûte et ce que cela rapporte, comment atteindre nos objectifs stratégiques, comment répartir les ressources et fixer les priorités, comment mesurer les résultats. Autant de questions qui méritent réflexion et, surtout, des outils de travail adaptés, faciles d’utilisation et efficaces.

« On n’a pas d’outils… » ou « On a trop d’outils… » ?

Souvent, lorsque j’arrive devant un prospect (qui peut être un dirigeant d’entreprise, un responsable marketing, un directeur commercial ou un chef de projet), on commence par m’expliquer qu’il n’y a pas d’outils et que c’est pour cela que nous avons été contactés. Dix minutes plus tard, mon interlocuteur affine ses propos et m’explique qu’il y a au contraire pleins d’outils et de systèmes mais qu’ils ne sont pas adaptés à son contexte métier spécifique et qu’ils ne sont pas reliés entre eux. C’est trop compliqué, il n’est pas autonome, n’a pas accès à toutes les informations nécessaires, et il préfère se débrouiller en créant ses propres « outils » (lire « fichiers Excel, Powerpoint, Post-it…).

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Ces outils faits-maison ont le mérite d’exister car ils sont souples et adaptés à chaque contexte individuel. Mais le partage n’est pas facile, chacun a son format. Ce qui rend difficile, voir impossible, une consolidation et une vue globale, rapide et efficace sur ses activités, opérations, plannings et résultats. Résultats : trop de temps et de connaissances sont gaspillés, les meilleures pratiques ne sont pas partagées.

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Demain c’est aujourd’hui

Alors, BPM, BAM, BI, PPM… ?

Je n’en sais rien, mais je sais que, demain, si nous ne maîtrisons pas tous les processus métiers dans nos entreprises, si nous n’optimisons pas l’efficacité dans toutes les étapes de la chaine de production de valeur ajoutée, nous aurons du mal à garder nos avantages compétitifs.
Car le monde du business évolue à la vitesse de la lumière. Les solutions existent, à portée de main, dans le nuage.  En quelques heures seulement elles peuvent arriver sur nos bureaux – une promesse d’efficacité, de productivité et de compétitivité pour optimiser la performance de nos entreprises. C’est aussi simple que ça.

Leila Hellgren
Leila Hellgren est directrice générale et co-fondatrice de la société IZZILI, éditeur de la suite applicative Cloud, IZZILI Business Place Manager. IZZILI propose des services de Smart Management pour la planification stratégique, le pilotage d’activités et de projets, mais aussi des services de support métier, tels que gestion de plans marketing, animation commerciale, animation des équipes & partenaires, travail collaboratif, gestion de commandes, de demandes et de workflows, formation et services dématérialisés. Née en Suède, où elle a obtenu un master en Business Administration, et installée en France depuis son MBA HEC il y a 15 ans, elle partage son expérience métier dans de grands groupes internationaux à la croisée du monde des start-up nouvelles technologies.

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