Now Reading
Combien de pilote(s) dans l’avion du Cloud ?
0

Combien de pilote(s) dans l’avion du Cloud ?

by Cloud Guru7 mai 2013

article2_1

Je prenais récemment l’avion, et j’entendis une conversation de l’équipage sur le nombre de pilotes et d’officiers mécaniciens à bord des avions. Elle me fit penser à nos problématiques Cloud. Comme un avion est fait pour aller dans les nuages, la comparaison s’imposa à mon esprit.

Il est loin le temps des pionniers, comme Lindbergh, qui seuls à bord de leurs aéronefs pilotaient de A à Z, un œil sur chaque cadran rudimentaire du « tableau de bord ».

Avec l’avènement des vols commerciaux et de l’avancée de la technique, différents concepts et métiers apparurent pour plus de sécurité, résilience, confort et économies.

Le premier d’entre eux issu de ces temps glorieux est celui de pilote associé rapidement  à celui de copilote pour se partager les taches et amener de la  disponibilité. Nous parlerions en architecture informatique d’élimination de SPOF (Single Point of Failure). Un malaise d’un pilote ne provoque plus désormais la chute de l’avion.

L’aspect moteur est un point crucial dans le système. Durant de longues années furent associés dans le cockpit avec les pilotes, des officiers mécaniciens qui surveillaient la santé de  ces machines. Je connais un officier mécanicien faisant partie de l’équipage du Concorde ayant fait le tour de la terre en établissant un nouveau record mondial. Il m’avait expliqué qu’il n’avait pas quitté l’œil de ses cadrans lors du survol de notre bonne vieille planète.

Enfin les fameux PNC (Personnel Naviguant Commercial) procurent confort et sécurité aux passagers.

Dans l’informatique nous retrouvons aussi des métiers différents avec des spécialistes, souvent organisés par « silos » :

  • Spécialistes Serveurs
  • Spécialistes Stockage
  • Spécialistes Réseau
  • Spécialistes Fonctionnels

Comme dans l’aviation, l’informatique permet de piloter au mieux les éléments du Datacenter, cœur matériel de notre architecture Cloud.

Plus personne aujourd’hui ne se pose de questions sur l’utilité du « pilote automatique » ou de l’atterrissage tous temps.

De même, nous retrouvons ces concepts d’automatisation et d’expertise dans les systèmes PureSystems d’IBM grâce au FSM (Flex System Manager).

FSM  permet d’accéder aux ressources suivantes :

  • Le management centralisé de toutes les ressources

Toutes les taches de maintenance, d’upgrade ou de remontées de problèmes ainsi que leur résolution se font grâce à une interface intégrée. Celle-ci est accessible de façon locale ou distante.

  • Serveurs

La découverte et le déploiement automatique des machines se fait simplement à travers des interfaces graphiques ou texte.

Ensuite, IBM Flex System Manager agit comme un médecin qui ausculterait en permanence la santé des machines. En définissant des seuils de performance,  des réponses automatiques peuvent être appliquées pour obtenir des systèmes au mieux de leur forme en exploitant l’ensemble de leurs fonctionnalités.

Des analyses de tendances et de « capacity planning » peuvent éviter des arrêts critiques et dispendieux.

  • Stockage

Dans le stockage, FSM va permettre également de sécuriser le déploiement et l’exploitation des données.

La aussi la partie matérielle va être découverte automatiquement et les liens entre les éléments physiques et logiques vont être simplifiés.

L’ensemble des éléments de topologie va être beaucoup plus simple à gerer allant jusqu’à des ensembles de stockage (storage pool) et classification automatique en fonction de la charge (automatic tiering).

  • Réseau

FSM manage l’ensemble du réseau de bout en bout avec un seul outil.

Ici encore une découverte automatique et graphique  des composants incluant les éléments physiques et logiques simplifie le travail.

  • Virtualisation

Bien entendu  FSM va permettre de créer et de manager des ressources virtualisées (Virtual Machines).

Par contre il va encore plus loin en amenant de l’expertise embarquée pour l’automatisation et le management de ces ressources.

Cette approche d’optimisation dans tous les domaines permet d’amener la flexibilité et la sécurité  de plateformes conçues pour le Cloud.

L’utilisation de ces concepts va devenir de plus en plus importante dans les années à venir.

Les vrais challenges de demain dans l’informatique sont au niveau des données, de la qualité des programmes, de l’utilisation importante de solutions de virtualisation etc…

Nous aurons de moins en moins de temps pour gérer de façon efficace  les éléments machine par machine.

Comme en aéronautique ou dans d’autres domaines mécaniques des solutions automatisées et de types systèmes experts verront le jour.

Pour en revenir à la question initiale : combien y a-t-il de pilote(s) dans l’avion dans le Cloud ?

La réponse peut être vue sur différents axes :

  • a) 1 seul acteur : C’est le pilote automatique qui fait tout
  • b) Multiples : Beaucoup d’experts par branche ou silos pour faire fonctionner l’ensemble

Pour conclure, je pense que la vraie réponse est une réponse c) : les experts humains sont toujours là comme le sont les pilotes.

Par contre ils vont se reposer sur l’automate en se déchargeant des taches ingrates et fastidieuses pour se concentrer sur la valeur ajoutée de leur travail : qualité des données, du code, des serveurs, etc.

Le tout se fait ainsi de façon simplifiée, flexible et sécurisée.

Philippe Lamarche
Philippe Lamarche est architecte avant vente dans la division hardware d’IBM. Après une douzaine d’années passées dans le design et conceptions de composants (processeurs, mémoires, ASICs) au centre IBM de Corbeil-Essonnes, il a rejoint la divison hardware (Systems Technology Group) en 1995. Après avoir occupé diverses positions d’avant vente technique sur la plateforme Power/AIX, il est aujourd’hui en charge de la définition d’architectures sur l’ensemble des composants des gammes IBM et plus particulièrement sur la partie PureFlex. A ce titre il travaille sur les gros projets Cloud IBM actuels incluant des Integrateurs majeurs du marché. Auteur de plusieurs « redbooks », il participe au blog IBM mondial « Thoughts on Smarter Computing ».

{lang: 'fr'}
About The Author
Cloud Guru

Vous souhaitez réagir sur cet article ?