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Cloud, ou pas Cloud, est-ce encore LA question ?
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Cloud, ou pas Cloud, est-ce encore LA question ?

by Cloud Guru13 février 2013

Nous voici devenus des consommateurs de technologie, en fonction de nos besoins et de nos envies. On prend ou on laisse, mais tout est « à portée de main » dans le nuage. Qui peut le plus, peut le moins. Et demain, il faudra encore plus, pour continuer à optimiser la performance de nos entreprises. Profitons des progrès fulgurants qui continuent à simplifier nos vies, au bureau comme à la maison. C’est simple : nos enfants – une génération 100% connectée –  le feront, et nous le faisons déjà, sans forcement le savoir…  Démonstration.

Il n’y a pas de questions idiotes…

Lorsque je suis arrivée en France dans les années 90, j’étais invitée à un petit déjeuner HEC qui avait pour thématique “Faut-il s’internationaliser ?”, dirigé par un patron d’une grande entreprise française. Le débat était long et les discussions passionnées, comme savent le faire les français. Venant du petit pays qu’est la Suède, j’écoutais avec intérêt mais aussi avec une certaine inquiétude. Priée de prendre part au débat, j’ai répondu que je n’étais pas sûre que toutes les questions méritaient d’être posées. Un silence de plomb s’est abattu sur la salle.international_550

 

 

«Comment ça ? Il n’y a pas de questions plus idiotes que les autres dans une culture inspirée par la libre parole du siècle des lumières». C’est vrai. Alors, «Faut-il s’internationaliser ?» Est-ce que l’on peut arrêter l’évolution ? La France, avec son grand marché intérieur, a longtemps eu le luxe de pouvoir se poser cette question, même dans les plus grandes business schools et entreprises du pays. Cela fait longtemps qu’un petit pays comme la Suède ne se la pose plus. Mais aujourd’hui, la France paie le prix de ce luxe, et lutte pour rattraper son retard et défendre son modèle économique et social face à une concurrence internationale sans précédent.

Une génération connectée arrive au bureau

adolescent_200Notre monde évolue à la vitesse de la lumière, et nous vivons des révolutions technologiques tous les jours, sans même y faire attention. Exemple : ce weekend, nous avons acheté une nouvelle télé. Etant suédoise, j’ai voulu une télé connectée à internet pour pouvoir regarder les émissions de mon pays d’origine. Mon cahier des charges s’arrêtait là. Mais pour avoir cette possibilité, voici ce que nous avons dû acheter : « 3D – HDTV – Triple Tuner TNT HD – Triple prises HDMI High Speed – Triple USB – Port Ethernet – DLNA et Wifi intégré – Fonctions PVR et Timeshift – Smart TV et TV Connecté – 2 paires de lunettes 3D incluses ». Je n’y comprends pas grand-chose, et les lunettes 3D ont vite été rangées dans un tiroir, mais j’en suis très contente. Je regarde mes émissions, françaises et suédoises, avec grand plaisir. Et je me dis : « qui peut le plus, peut le moins », un dicton français que je trouve particulièrement adapté à notre temps.

Celle qui est la plus contente de cet achat, c’est notre fille de 13 ans. Elle, en revanche, comprend pratiquement tous ces termes. Une génération connectée qui ne lit jamais un manuel d’instructions. Et qui ne se pose pas de questions idiotes (pardon…). Une génération qui n’utilise l’adresse e-mail qu’en tant que login et pour confirmer une inscription, mais qui trouve bien trop long et compliqué de communiquer avec. Pourquoi envoyer un message alors que je peux le poster ? Oui, mais pour ceux qui ne se connectent pas, ne serait-il pas mieux de leur envoyer un e-mail ? « Mais maman, personne ne se connecte pas ! » Et demain, cette génération arrive au bureau…

Simplicité, efficacité :  une promesse de rentabilité

Lorsque j’étais étudiante (au siècle dernier), j’allais au bureau de ma mère pour taper mes rapports de stage parce que c’était au travail que se trouvait l’équipement le plus sophistiqué : les ordinateurs, photocopieuses (énormes), imprimantes… Désormais, c’est à la maison que se trouve la technologie la plus sophistiquée.  Au bureau on n’a jamais la dernière version, on ne peut pas télécharger une application sans l’autorisation du service IT (qui met 4 mois à répondre…), on prétexte un potentiel problème de sécurité pour interdire le libre accès en ligne (alors que l’on note son dernier mot de passe, parce qu’il change trop souvent, sur un post-it collé sur son ordi). Mais surtout, on défend les investissements colossaux réalisés dans de l’équipement vieillissant il n’y a pas si longtemps que ça. Il est compliqué de changer ses habitudes, de réaliser que les systèmes compliqués et onéreux sont déjà démodés, alors qu’ils ne sont pas encore amortis financièrement.

interrupteur_200Aujourd’hui, compliqué ne veut plus dire sophistiqué. Le maître mot est simplicité. Ce qui, dans le monde de l’entreprise, veut dire efficacité et rentabilité.

Il est vrai qu’autrefois, lorsqu’on achetait une chaîne hifi ou un appareil ménager, le nombre de boutons déterminait le degré de sophistication. Aujourd’hui, c’est l’inverse.

La technologie est plus complexe que jamais, mais pour l’utilisateur elle se doit d’être simple. Nous n’avons plus de temps à perdre. Le système le plus cher est celui avec un seul grand bouton au milieu, On ou Off. Le reste devrait être automatique et s’adapter au contexte en temps réel.

Demain il faudra faire plus

Voilà la force de la technologie Cloud. Elle s’adapte en temps réel,  est simple à utiliser, n’utilise pas des milliers de boutons. Nous voilà devenus consommateurs de technologie, sans forcément le savoir, en fonction de nos besoins et de nos envies. On prend ou on laisse, mais tout est là à portée de main. Qui peut le plus, peut le moins. Et demain, il faudra peut-être ou même sûrement encore plus.

On ne peut pas arrêter l’évolution. Au lieu de se poser des questions (idiotes ou pas), consommons à la carte les possibilités qui s’offrent à nous pour optimiser la performance de nos entreprises. Pourquoi refuser une promesse d’efficacité, de productivité et de compétitivité ? Profitons des progrès fulgurants qui continueront à simplifier nos vies, au bureau comme à la maison. C’est simple, nos enfants le feront, et nous le faisons déjà.

Comme le dit mon associé, à l’instar de Monsieur Jourdain, nous faisons du Cloud sans le savoir.  Par ma foi ! Il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela. (Molière)

Leila Hellgren
Leila Hellgren est directrice générale et co-fondatrice de la société IZZILI, éditeur de la suite applicative Cloud, IZZILI Business Place Manager. IZZILI propose des services de Smart Management pour la planification stratégique, le pilotage d’activités et de projets, mais aussi des services de support métier, tels que gestion de plans marketing, animation commerciale, animation des équipes & partenaires, travail collaboratif, gestion de commandes, de demandes et de workflows, formation et services dématérialisés. Née en Suède, où elle a obtenu un master en Business Administration, et installée en France depuis son MBA HEC il y a 15 ans, elle partage son expérience métier dans de grands groupes internationaux à la croisée du monde des start-up nouvelles technologies.

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