Now Reading
Le Cloud hybride, pourquoi ?
0

Le Cloud hybride, pourquoi ?

by Cloud Guru7 octobre 2014

Geneviève Ribot est sortie major de la première promotion du Mastère Cloud Computing 2012/2013 et a également été récompensée par le prix de la meilleure thèse professionnelle selon ORACLE, partenaire de l’enseignement du Mastère Spécialisé de l’ISEP. (vous pouvez obtenir cette thèse sur cette page).

L’auteure défend l’approche transverse qui ne permet pas la granularité des approches focalisées sur un seul sujet, mais qui est indispensable à l’intégration des différentes briques de l’automatisation que sont le réseau, le traitement, le stockage, le développement, la production, les applications, les flux métiers et la supervision.

Vous pourrez retrouver Geneviève lors du CloudChat du 16 octobre à 16h, consacré au Cloud hybride (#cloudavis).
Elle répond aujourd’hui rapidement à quelques questions sur son sujet de prédilection.

Cloud-hybride-these

Quel est l’intérêt principal du Cloud hybride selon vous ? Sa souplesse ?

Le cloud hybride n’est pas nécessairement élastique. L’élasticité fait partie des cas d’usage et répond à certains besoins. Elle nécessite que l’application soit conçue pour s’y adapter, de l’asynchrone, du sans état, des bases de donnée qui peuvent se scinder, une gestion de sécurité appropriée. Tout l’environnement outil doit pouvoir suivre l’allocation dynamique de ressource et leur libération : référentiel, sauvegarde, supervision, ordonnancement…. Il faut modéliser avec des standards comme TOSCA. Il faut de la modularité, pour déployer à la volée avec des outils de déploiement.

Donc, qu’est-ce qui le caractérise ?

Le cloud hybride, c’est surtout une gestion centralisée permettant à l’entreprise d’approvisionner des services auprès de différents fournisseurs en fonction de ses besoins : IaaS, PaaS, SaaS ou Business Process as a Service. Le mode est de plus en plus collaboratif, il faut aller chercher le service spécifique à notre entreprise chez son fournisseur. Le cloud hybride est le courtier de cloud ou broker, il va permettre de réaliser de l’intermédiation ou de l’agrégation, en fournissant des passerelles vers les services proposés par les clouds externes, une sécurité adaptée et beaucoup d’autres services additionnels.

Beaucoup d’entreprises approvisionnent déjà des services dans différents clouds. Il manque la gestion centralisée de l’approvisionnement de ressource et de leur décommissionnement, du suivi de la facturation, de la consommation, des performances, la gestion capacitaire, celle de la sécurité ou du cycle de vie des données, dans un environnement interopérable.

Quelles sont les difficultés auxquelles on risque d’être confronté avec le Cloud hybride ?

La difficulté est de mettre en place l’interfaçage entre l’interne et les externes, la passerelle. L’interopérabilité basée sur des web services, des APIs « standardisés ». Si en interne l’API donne quatre niveaux de rôle, mais que l’externe n’en a que trois, cela devient très compliqué. Les APIs peuvent remplir des fonctions analogues apparemment mais quasiment toutes différentes, avec des paramétrages, des nommages différents. La complexité arrive rapidement. Pour faciliter l’efficacité du travail de réalisation des interfaçages, il faut se baser sur des standards promus par le marché et portés par des consortiums plébiscités. C’est pour cette raison que Smart Cloud Orchestrator est basé sur OpenStack, afin de capitaliser sur des APIs largement diffusées et améliorer l’interopérabilité.

Le cloud hybride consiste à préparer la passerelle centralisée entre les APIs et à l’outiller afin de répondre aux besoins de flexibilité et d’adaptabilité dont ont besoins les entreprises comme le big data, le multi-devices, la montée en charge provisoire planifiée et non-planifiée.

Geneviève, merci. Nul doute que nos lecteurs ne soient nombreux à vous poser d’autres questions lors du CloudChat du 16 octobre à 16h (#cloudavis)

Geneviève Ribot
Consultante Infrastructure Cloud Computing dans l’entité Consulting de SOGETI, Geneviève a suivi un Mastère en Cloud Computing à l’ISEP. Dans ce cadre elle a rédigé une Thèse sur l’Elasticité en Cloud Hybride dans laquelle elle défend le besoin d’une approche transverse et la nécessité d’une vision globale : de la stratégie de l’entreprise à la mise en œuvre technologique. Cette thèse fait aussi un tour d’horizon de l’outillage nécessaire au cloud hybride et à l’élasticité.

{lang: 'fr'}
About The Author
Cloud Guru

Vous souhaitez réagir sur cet article ?