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Cloud Hybride partie 1 : Intégration d’applications
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Cloud Hybride partie 1 : Intégration d’applications

by Cloud Guru11 février 2013

L’engouement pour le Cloud Computing n’est pas vain. Il se justifie aisément par des réductions de coûts de fonctionnement des services informatiques, mais aussi et surtout par les gains métier que ce modèle procure. Pour autant, il n’est pas envisageable de pouvoir basculer toutes les applications dans un mode Cloud à court ou moyen terme. Par conséquent, les applications traditionnelles doivent apprendre à discuter avec les applications proposées en Software as a Service (SaaS).

Les défis

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Lorsqu’on envisage d’utiliser certaines applications en mode SaaS, il convient d’imaginer comment les applications existantes, dites « legacy », communiqueront avec les nouvelles. Sur un plan métier, même si l’application de relation clients est opérée dans le Cloud, il n’en reste pas moins que les données financières resteront gérées par l’ERP local. Pourtant, la vision à 360° de l’information pour un utilisateur est bien composée des données émanant des deux applications et synchronisées. Le défi pour les informaticiens est donc d’intégrer facilement, et en temps réel, des données d’applications évoluant dans des mondes différents. Ce travail est généralement sous estimé, en charges et en difficultés.

Hypothèses de solutions

Pour résoudre la question de l’intégration d’applications traditionnelles avec des applications SaaS, on peut imaginer les 3 solutions suivantes :

1 – Développer des interfaces

article1_BCette première hypothèse consiste à développer du code interfaçant les applications au travers de leurs API. Si cette solution est techniquement faisable, elle amène tous les inconvénients  liés aux développements spécifiques, à savoir :

  • Coût de développement
  • Maintenance du code
  • Évolution

Il est admis de longue date que le développement de code spécifique est très consommateur de ressources, en particulier humaines.

2 – Utiliser un outil existant

article1_CCette seconde hypothèse consiste à réutiliser un outil d’échanges internes existant dans l’entreprise, un ETL par exemple, pour l’étendre vers la communication externe. Si cette solution n’a pas les inconvénients du développement spécifique, elle reste entachée d’un souci majeur : l’absence des connecteurs fonctionnels spécifiques aux applications SaaS. En effet, les outils existants, dédiés à la communication interne, proposent tous des connecteurs standardisés (Services Web, JMS, SGBD,…) et parfois des connecteurs fonctionnels, pour des applications classiques comme les ERP. Mais malheureusement pas pour les applications délivrées en SaaS. Cette absence de connectivité vers les nouvelles applications Cloud est un frein majeur à l’utilisation des outils comme les EAI, les ETL ou même des ESB

3 – Utiliser un composant dédié SaaS

article1_DLa troisième hypothèse est basée sur l’utilisation d’un composant spécialisé pour l’interconnexion des applications internes traditionnelles et externes SaaS. Nous obtenons ainsi la simplicité d’un outil dédié et la richesse fonctionnelle grâce à sa parfaite connaissance des API des applications SaaS. Il est possible d’objecter que cette solution ressemble à une solution EAI avec les inconvénients connus de l’évolution et de la maintenance des connecteurs spécifiques aux applications SaaS. Pour éviter cet écueil, il convient donc que la solution puisse garantir la mise à jour de ses connecteurs en fonction de l’évolution des standards et des applications SaaS. Elle doit aussi permettre la création simple et pérenne de connecteurs spécifiques qui seront intégrés au fur et à mesure dans la solution standard.

Une telle solution doit être simple à paramétrer, à utiliser et à exploiter.

Paramétrage :

  • Pas de programmation, mais une description des flux avec un outil graphique de conception
  • Transformation des données à la volée et à la vitesse du réseau
  • Traitement intelligemment des flux de données avec des fonctions de logiques intégrées

Utilisation :

  • Utilisation transparente des flux

Exploitation :

  • Console de gestion offrant un point unique de contrôle des flux en service

Avec ce type de solution, il devient naturel de pouvoir intégrer des applications SaaS avec les applications internes de l’entreprise :  pour synchroniser leurs données, pour générer des interfaces utilisateurs avec des informations agrégées, ou même pour déclencher des activités de processus dans un contexte BPM étendu.

article1_EA titre d’exemple, voici comment il est possible de répondre aux questions de cet ingénieur  commercial utilisant le CRM grâce à l’intégration des applications internes avec l’application en mode SaaS.

  • Comment faire une vérification de solvabilité ?
  • Ou sont mes commandes ?
  • Quelles sont mes meilleures affaires ?
  • Ai-je été payé ?
  • Ou sont mes factures ?

Conclusion

Le nouveau paradigme du Cloud Computing est porteur de nombreuses promesses mais amène aussi de nouvelles contraintes. Nous avons mis en évidence l’importance de traiter l’intégration des nouvelles applications avec les applications d’entreprise existantes qui resteront encore actives de nombreuses années. Nous avons montré qu’il existe plusieurs options pour réaliser cette intégration mais pas sans inconvénients, parfois rédhibitoires. De mon avis et expérience personnels, un composant spécialisé est le meilleur choix technique et économique : il permet dès aujourd’hui de réaliser en quelques jours, et sans développement, des intégrations d’applications complexes telles que des ERP et des CRM évoluant dans le Cloud.

Dans le prochain article, nous verrons comment intégrer des infrastructures en Cloud hybride pour réaliser des opérations de débordement entre Cloud privé et Cloud public.

Loïc Marsollier
Loïc travaille au sein du centre client IBM de Montpellier (http://w3pssc.mop.fr.ibm.com/index.html) en tant qu’architecte Cloud. Son rôle est d’aider les partenaires et les clients d’IBM à exprimer des cas d’utilisation et des exigences Cloud pour ensuite proposer des solutions et des recommandations d’architecture répondant à ces besoins. Avec 33 ans d’expérience en informatique dont 10 ans chez IBM dans le groupe logiciel, Loïc s’est spécialisé sur le domaine du Cloud dès 2010 et s’intéresse particulièrement au modèle Cloud hybride. A ce titre, il est co-auteur d’un redbook (http://www.redbooks.ibm.com/abstracts/sg248016.html?Open).

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