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Cloud hybride : Choix pragmatique ou raisonné ?
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Cloud hybride : Choix pragmatique ou raisonné ?

by Cloud Guru5 novembre 2014

Le CloudChat sur le thème du Cloud Hybride, « choix pragmatique ou raisonné », organisé par IBM et SaaS Guru, s’est tenu le 16 octobre sur la plateforme crowdchat.

Il a rassemblé un soixantaine de participants, et permis de balayer une série de questions auxquelles les experts ont répondu. Experts officiels en les personnes d’Alain Garnier, Christian Comtat et Juliette Macret, mais aussi des personnes intéressées par le Cloud hybride qui ont tweeté de concert pour répondre à un maximum d’interrogations.

Pendant cette heure de débat intense, les discussions furent passionnées. En voici un résumé rapide. (l’intégralité de ce CloudChat est consultable en ligne sur Crowdchat/Cloudavis)

Les sujets abordés furent :

  • Définition du Cloud Hybride.
  • Cloud Hybride, pourquoi et comment.
  • Quels sont les attraits du Cloud Hybride ?
  • Cloud Hybride, workload et usages.
  • Points de vigilance pour le Cloud Hybride.
  • Conseils pour passer au Cloud Hybride.

crowdchat_cloudhybride

Définition du Cloud Hybride :

Pour définir le Cloud Hybride, nos experts se sont retrouvés autour des termes de : coexistence de 2 systèmes, un en interne et un en externe, pour de l’infrastructure, du middleware ou du software. Le Cloud hybride s’entend au niveau du SaaS, PaaS ou IaaS. Ceci permettant d’aller chercher des solutions innovantes ou performantes en externe, pour les allier à l’existant en interne.
Toutefois, Loïc Simon faisait remarquer qu’il ne faut pas s’en tenir à une définition restrictive, toute utilisation de 2 Clouds différents pouvant être qualifiée de Cloud hybride, même s’il n’est pas question de « On Premise ». Emmanuelle Olivié-Paul, approuvée par Patrick Bouillaud, faisait remarquer aussi que ce sont les environnements qui sont hybrides.

Pour en savoir plus, Claude Riousset suggérait les définitions de l’ISO / SEC, et Club Cloud recommandait l’article de Marcus Erber sur le blog ThoughtsonCloud.fr.

Cloud Hybride, pourquoi et comment.

Les participants se sont ensuite accordés sur le fait que le Cloud hybride doit son essor aux avantages liés aux usages : pouvoir tester ou intégrer de nouvelles fonctions plus rapidement, et avec un investissement moindre, profiter de ce qui se fait de mieux sur le marché, utiliser de nouvelles applications en PaaS ou en SaaS… Le Cloud hybride offrirait le  bon modèle de déploiement par rapport aux besoins, de manière « transparente » voire « dynamique ». Les experts se rejoignaient aussi sur le fait que le Cloud doit son essor à l’usage et au modèle de delivery à l’usage, qui plaident en sa faveur.

Quels sont les attraits du Cloud Hybride ?

Ils sont nombreux aux dires des participants, dont les réponses ont fusé de tous cotés. On citera donc parmi les atouts : cumuler l’agilité du Cloud Public avec l’intégration au données de l’entreprise, prendre le meilleur du code génétique de 2 systèmes, adopter de nouveaux modèles temporaires ou transitoires dans le développement ou la production, supprimer des frontières d’agilité, de coût et d’accessibilité, répondre aux enjeux de « Time-to-market »…
Tout ceci permettant au Cloud hybride d’être un « accélérateur d’innovation ».

Alain Garnier proposait un article illustrant ces différents avantages.

Cloud hybride : workload et usages

En ce qui concerne les usages, Loïc Simon considère tout simplement que le Cloud hybride est adapté à tous. Mais les experts présents citaient notamment le test & dev, le HPC, le big data, la mobilité, l’internet des objets… ce qui conduit à considérer aussi la question des API.

SaaS Guru faisait remarquer que pour les éditeurs, il est intéressant de proposer du « TRY » en Cloud public, et de garder la production en Cloud privé.  Pour Alain Garnier, on constate que la production se prolonge aussi dans le Cloud (Public). Mais qu’on connecte de plus en plus avec les infra internes. D’ou l’hybridation.

Claude Riousset faisait remarquer que l’approche et les contraintes seront aussi fonction du niveau considéré IaaS, PaaS, SaaS et de la maturité des technologies hybrides associées à chacun des niveaux.
Finalement, tous s’accordaient sur le rôle désormais central des API.

Cloud hybride : points de vigilance

A la question d’IBM Cloud France, « quels sont les points de vigilance que les entreprises doivent étudier avant de se lancer dans le Cloud Hybride? », nos experts ont proposé différentes réponses.

Ils mettent en avant l’utilisation de technologies ouvertes, la gouvernance des données et des informations, les aspects contractuels notamment en termes de SLA,  les APIs pour standardiser les services, la gestion de la sécurité, les coûts cachés…

La plupart des experts s’accordent pour dire qu’il faut se baser sur des standards promus par le marché, portés par des consortiums plébiscités, pour faciliter le travail de réalisation des interfaçages.

Christian Comtat fait remarquer que  » Ce n’est pas un projet informatique, cela doit supporter l’entreprise, que ce soit l’innovation, le front office et le back-office ».

Pour Claude Riousset,  » Le Cloud hybride n’est qu’un modèle supplémentaire de déploiement comme l’est aujourd’hui le multi-tiers dans les Data Center. Les contraintes éventuelles apparaîtront dans la définition de la solution applicative de bout en bout et sa traduction en architecture technique.

Conseils pour passer au Cloud hybride

Au final, les conseils donnés par les experts participant à ce Chat à tous ceux qui souhaitent se lancer dans le Cloud hybride sont :

  • ­Se poser la bonne question, « que voulez vous faire ? » Le reste n’est que de la technique
  • ­Foncer, mais commencer par expérimenter
  • ­Ne pas partir avec un a priori d’architecture mais plutôt penser problème business
  • ­Définir une trajectoire selon les contraintes de l’existant et les applications métiers candidates
  • ­Valider l’écosystème des offreurs de Cloud envisagés ou retenus, connaître leurs APIs et niveaux d’engagement entre eux
  • ­Bien choisir le fournisseur de Cloud public (SoftLayer ou autres) correspondant à ses besoins et contraintes (performances, SLA…)

Conclusions

En guise de conclusion, Alain Garnier pense « …que de nombreuses entreprises font déjà du Cloud Hybride sans le savoir… comme Monsieur Jourdain. Mais ils appellent ca « intégration dans le Cloud. Pour le Cloud Hybride il faudra aussi de la compétence (car il faut connaitre plusieurs technos), et une capacité de penser système, et de l’intégration. Ce n’est pas fait pour des besoins simples. On parle justement de besoins élaborés ».

Pour Nicolas Atger, « plus que la techno ce sont les nouveaux usages qui comptent ». Enfin, pour Christian Comtat : « beaucoup d’entreprises font du multi-Cloud, peu encore savent gérer un Cloud hybride ».

Si vous n’avez pas pu nous suivre « en  live » et discuter lors de ce premier chat, nous vous invitons à nous retrouver le 11 décembre pour un nouveau CloudChat .

Laurent Herce
Laurent Hercé est consultant associé pour SaaS Guru et Marketor. Fort de 6 années d’expérience dans les domaines Cloud & SaaS, il contribue régulièrement à la création de guides et livres blancs, et anime d’autres blogs dans le domaine du Cloud / SaaS, notamment www.saas-guru.com.

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