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Le Cloud Computing : une arme anti-crise pour les PME ?
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Le Cloud Computing : une arme anti-crise pour les PME ?

by Cloud Guru11 janvier 2013

Woman using cell phoneDans un contexte économique peu rassurant, les entreprises de toute taille sont clairement confrontées à deux grands défis auxquels les PME, souvent plus exposées que les grandes entreprises, doivent accorder une attention particulière.

En effet, il est aujourd’hui vital:

  • de conserver un maximum de capacités d’investissement et donc de trouver des solutions pour réduire autant que possible les dépenses de capital
  • d’être capable de se transformer, de réinventer son métier, sa façon de le promouvoir et de le délivrer pour s’adapter aux nombreuses fluctuations du marché et de la demande. Toute entreprise peut aujourd’hui prétendre à autant de souplesse… à condition qu’elle accepte de repenser son informatique.

Les PME, pionnières en matière de Cloud Computing

Il est intéressant de remarquer que les 2/3 des premières entreprises à avoir souscrit à des offres de Cloud Computing public sont des entreprises de moins de 100 salariés. Cependant, si elles utilisent le Cloud pour lancer de nouveaux projets, tester de nouvelles applications ou développer de nouvelles offres (cas des éditeurs de logiciels ou des SSII), elles sont encore peu nombreuses à aller jusqu’à basculer leurs applications critiques en production. Et pour cause : jusqu’à récemment le marché ne proposait pas d’offres Cloud IaaS (Infrastructure-as-a-Service) ayant des niveaux de disponibilités allant jusqu’au système d’exploitation et supportant d’autres plateformes que le X86. Ces offres existent aujourd’hui et offrent des garanties qui permettent à toutes les entreprises qui souhaitent basculer dans un mode d’informatique « à la demande » d’envisager la mise en production d’applications critiques sur le Cloud.

La nécessaire complétude des offres

Dans le choix du prestataire, une fois le marché scanné, le premier réflexe (et l’approche la plus rapide pour un DSI) est souvent de s’orienter vers celui qui semble le plus crédible et/ou le plus compétitif du point de vue de l’infrastructure voire du point de vue du prix au serveur virtuel.

Or pour le Cloud comme pour tout environnement informatique, c’est l’existence de services supplémentaires pouvant venir compléter la solution d’infrastructure qui témoigne de la fiabilité de l’environnement. Ainsi, si l’on prend l’exemple des données, le prestataire doit être capable de proposer, entre autre, des solutions de localisation, de sauvegarde, de reprise, de réplication et de cryptage pouvant garantir leur sécurité. Et puisque l’environnement informatique est toujours plus flexible et ce de plus en plus rapidement, toutes les solutions proposées doivent être capables de gérer une croissance voire une décroissance tout aussi rapide et flexible des capacités de stockage, des serveurs, des solutions de management des systèmes d’exploitation et des applications.

Fort heureusement, la maturité du marché du Cloud Computing en 2012 permet déjà de trouver toutes ces solutions.

Une offre Cloud Computing ne peut donc être adoptée dans une logique de production informatique que si elle propose, en plus de la base que constitue le serveur virtuel, une grande série d’options dans lesquelles chaque client pourra venir puiser. C’est encore plus vrai lorsqu’on s’adresse à des PME à la recherche de valeur immédiate !

Nuancer l’intérêt technique pour privilégier la valeur métier

Il s’agit peut être de l’un des enjeux les plus importants que nos PME doivent appréhender : il faut toujours rechercher l’intérêt métier d’une solution Cloud. Quelle est la valeur nouvelle? Comment puis-je en tirer profit pour moi-même, pour mes clients? Pour mes produits ou services ? Pour mes relations partenaires?

Bon nombre de PME innovantes ont, dès le départ, fait le choix de démarrer dans un modèle Cloud. De fait, un modèle informatique fournissant de nouvelles applications et de nouveaux services de manière totalement flexible et dont le coût reste calculable, anticipé et évolutif en fonction du nombre de clients est un modèle auquel de nombreux patrons de PME ont déjà dû rêver. Avec le Cloud, la totalité des charges est variable, le point mort est ramené au plus bas et les capacités de croissances sont infinies. Soit tout ce dont les sociétés innovantes ont besoin !

L’exercice peut cependant être plus difficile pour les entreprises qui partent d’un système existant, dont l’organisation est habituée à travailler avec des outils sur mesure, avec des ERP paramétrés, souvent alourdis de développements spécifiques et tournant sur des infrastructures qui ne sont pas complètement amorties ou non virtualisées. Que faire dans ce cas de figure? Il revient aux prestataires de services d’aider chaque client à définir comment passer au Cloud. En effet, basculer dans le Cloud n’est pas une fin en soit : ce processus doit s’inscrire dans la stratégie qu’a l’entreprise pour atteindre ses ambitions et doit prendre en compte les infrastructures et moyens existants. Il importe donc d’identifier les applications pouvant basculer dans le Cloud mais également les avantages qui pourraient en résulter et l’impact sur la gouvernance actuelle de l’entreprise. Surtout, il est nécessaire de chercher à quantifier la valeur métier que ce processus pourrait apporter : diminution des coûts et du Time-to-Market, création de nouvelles offres pour un consommateur de plus en plus puissant et exigeant…

Lorsqu’on le prépare bien, le passage au Cloud Computing peut aider les PME sur toutes ces questions.

De nouvelles responsabilités pour les DSI

Privilégier la valeur métier, c’est donc replacer l’utilisateur final au centre des choix des DSI. Challengés depuis quelques années par les différents métiers de leurs entreprises, les DSI vont pouvoir profiter du Cloud pour davantage influencer le business. Mais ils l’exerceront d’une manière totalement différente. Leur stratégie sera désormais centrée sur les usages et non plus sur l’infrastructure qui, certes reste clé, mais est vouée à devenir transparente. C’est en effet sur les usages que le Cloud va prendre toute sa dimension. Travail collaboratif, stockage, mobilité, sauvegarde, comptabilité, gestion de contenus, CRM… autant de domaines applicatifs suffisamment matures pour le Cloud Computing et pour lesquels la démonstration de valeur ajoutée est à la fois grande et immédiate pour l’utilisateur.

Conclusion

Le défi du Cloud aujourd’hui est donc de faire profiter les PME-PMI de ses nombreux avantages. Ces entreprises ont en effet des objectifs de productivité, d’innovation et de croissance aussi importants que les grandes entreprises. Alors qu’elles sont soumises à une pression toujours plus importante pour développer leur activité, réduire leurs coûts, éradiquer leurs failles, PME et PMI peuvent compter sur le Cloud pour leur offrir de nouvelles opportunités, stimuler leur innovation et développer leur croissance.

D’après Parallels, le marché du Cloud pour les PME s’élevait déjà à 670 millions d’euros en France en 2011, pour un marché global du Cloud estimé à plus de 2 milliards d’euros. Forrester prévoit aujourd’hui que ce marché connaîtra une croissance de plus de 240 milliards de dollars d’ici à 2020. Autant dire qu’il devient de plus en plus difficile de trouver un projet IT qui n’inclue pas de déploiement fondé sur le Cloud.

Le débat ne porte donc plus sur les craintes liées à la sécurité ou encore sur la qualité des services. Désormais, il s’agit de mettre en complète adéquation les modèles IT et business de l’entreprise ; un nouveau défi pour les PME !

Nicolas Baron
Basé à Paris, Nicolas Baron est responsable de l’activité Cloud Computing Services chez IBM France. Il a en charge depuis 2010 la stratégie et le déploiement des offres mondiales promues par IBM, ainsi que l’adaptation du portefeuille au marché local.

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Cloud Guru

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