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Big Data et services publics : la France en avance
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Big Data et services publics : la France en avance

by Cloud Guru27 mai 2015

Le CXP et Terradata publient un livre blanc intitulé : « Les Big Data pour les services publics : enjeux, technologies et usages ».
Selon cette étude, la France serait particulièrement bien placée dans le recueil et l’exploitation de données dans les services publics.

Des enjeux importants pour le secteur public

Voici notamment les enjeux identifiés dans ce livre blanc pour le secteur public :

« La collecte des données provient régulièrement des statistiques nationales, celles de l’Insee, Institut National de la Statistique et des Études Économiques, par exemple. Ces données sont issues de recensements, d’enquêtes et de toutes les sources administratives numériques disponibles.

L’analyse des données concerne la quasi-totalité des ministères, de nombreux organismes publics, voire des institutions de droit privé chargées de missions de service public. Les statisticiens du secteur public sont surtout présents dans les services statistiques ministériels : celui de l’Agriculture, le plus important, de l’Éducation, du Développement Durable, des Douanes, de la Justice, du «Travail, emploi et formation professionnelle  » et de la «Santé et solidarités».

La Dares (travail et emploi) et la Drees (santé et protection sociale) sont des organismes qui produisent régulièrement des statistiques sur des établissements publics et leur personnel.

La gouvernance des données est certainement l’un des sujets les plus  difficiles à traiter pour le secteur public. La pluralité des missions et la diversité des données rendent très compliquées l’harmonisation et la compatibilité des données. Les données peuvent en effet provenir à la fois de l’Administration Centrale, des établissements publics, des collectivités territoriales, des Conseils Généraux et des services déconcentrés. L’homogénéisation des données et le partage de référentiels qui faciliteraient la consolidation des données ne sont pas toujours systématisés.

La mutualisation des données doit être encouragée pour réduire le nombre de silos de données afin de réduire les coûts et favoriser les analyses croisées. La mise en place de référentiels communs à différentes administrations, avec des classes de services en fonction de chaque contributeur et de chaque partie prenante, permettrait de fiabiliser les données et de générer de la valeur à partir de ces données.

Les systèmes décisionnels complètent sans remplacer les systèmes transactionnels dont les méthodes de fonctionnement au quotidien ne changent pas. Par contre ils peuvent en améliorer les processus, en leur faisant bénéficier d’une information fiable car unique (stockée une seule fois au bon endroit) mais aussi potentiellement enrichie par d’autres sources de données et par le fruit de potentielles analyses croisées et avancées.

Enfin, une autre difficulté est le partage des informations publiques. L’échange peut être réalisé soit entre les administrations, soit entre l’administration et le secteur privé et enfin entre l’administration et les usagers.

Il peut être intéressant de valoriser auprès de tiers les traitements Big Data qui produisent des analyses de tendances, des analyses d’écarts ou encore de la prospective. Quant à la restitution de ces données aux usagers, l’ouverture des données publiques (Open Data), entreprise depuis maintenant quelques années, a déjà apporté de nouveaux services aux citoyens : la diffusion des horaires de trains, la liste des vélos ou des voitures disponibles en partage, la liste des codes postaux si utiles pour valider la saisie des adresses et sécuriser les livraisons et des éléments plus spécifiques comme par exemple la liste des médicaments commercialisés en France ou encore la liste des établissements d’enseignement supérieur.

Autre point crucial pour le secteur public : la sécurisation des données et la maîtrise des risques liés au respect de la vie privée (données à caractère privé ou administratif) et à la protection des libertés  individuelles.

L’utilisation de ces données doit être scrupuleusement contrôlée car elle doit respecter les contraintes juridiques liées à l’utilisation ou à la divulgation de données personnelles. Enfin, il existe une contrainte particulière associée au traitement des Big Data dans le secteur public :  la maitrise des dispositions juridiques liées aux données.  Un point essentiel qui mérite d’être développé. »

Un vaste programme d’investissement

« L’état français a pris la mesure du sujet et a lancé un vaste programme d’investissement dans le domaine du numérique. Plus de 150 millions d’€ d’aides à la recherche et au développement ont été alloués dans les domaines suivants :

  • Le logiciel embarqué et objets connectés (l’internet des objets, les capteurs),
  • Le calcul intensif et la simulation numérique,
  • Le cloud computing et technologies d’exploitation massive des données (« Big Data »),
  • La sécurité des systèmes d’information.

L’École Polytechnique vient de créer une chaire  « Data  Scientist» et  plusieurs  écoles  et  Universités  ont  lancé leur cursus « Big Data». Enfin des formations en lignesur ce sujet, disponibles sur le Web, des MOOC, Massive Online Open Courses, sont diffusés depuis les Etats Unis.
Parmi  les  dernières  initiatives en date, le programme  VITAM  (Valeurs  immatérielles  transmises  aux  archives pour  mémoire), lancé  le  10  mars  2015, est chargé de collecter, conserver et communiquer au  public  les documents numériques produits par les ministères et administrations centrales de l’Etat. »

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> le livre blanc sur le site du CXP

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