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BIG DATA et normalisation: un livre blanc de l’AFNOR
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BIG DATA et normalisation: un livre blanc de l’AFNOR

by Cloud Guru30 juin 2015

Preuve s’il en fallait du caractère incontournable de la révolution « Big Data », c’est l’Afnor qui publie un livre blanc sur ce thème, afin de cerner les aspects « Normalisation » du sujet.

LB_Big_Data_AfnorSelon l’Afnor, « Le néophyte en big data appréciera ce livre blanc pour comprendre les enjeux du sujet, identifier les acteurs politico-économiques en présence et les normes volontaires à sa disposition. Les experts du sujet y trouveront des analyses pour orienter leurs choix de développement et identifier les opportunités de normalisation dans lesquels investir pour apporter des réponses aux nombreuses questions posées. »

Ce livre blanc a été élaboré au nom du Comité stratégique AFNOR information et communication numérique par un groupe de travail de 32 personnes impliquées dans l’écosystème big data (liste en page 63). Ce groupe était animé par Charles Huot (Temis/Aproged), avec comme rapporteur Jean-François Legendre (AFNOR).
Il s’appuie notamment sur une étude qualitative des besoins de normalisation volontaire au moyen d’un questionnaire, diffusé en 2014 au sein de la communauté française du big data, en particulier le réseau Alliance Big Data. 43 questionnaires ont été remplis et retournés.

Le livre blanc note l’importance stratégique de la gouvernance des données :

Le big data fait émerger une fonction nouvelle et transverse aux métiers au sein des organisations, celle d’administrateur des données. À lui de répondre aux questions suivantes : qui est producteur de la donnée ? Qui en apprécie le degré de qualité ? Qui en garantit la qualité, la pérennité, l’accessibilité ? Quel circuit de validation mettre en place ? Cette organisation suppose des prérequis : existence d’un identifiant, utilisation de celui-ci par les différents producteurs, activation de cet identifiant.
Dans le domaine des données culturelles, par exemple, de nombreuses normes volontaires existent en matière de métadonnées et d’identifiants. Pour les entreprises, des référentiel existent par secteurs mais ne résultent pas de démarches de normalisation et ne sont pas interopérables : PLIB pour les données industrielles, IFC dans la construction etc. Cet administrateur des données doit maîtriser la réglementation applicable aux données, qu’elles soient publiques ou privées. Pour ces dernières, il n’existe pas de régime juridique unifié encadrant la propriété.

L’Afnor donne aussi des recommandations pour la normalisation :

L’organisme de normalisation américain NIST 2 , relayé par l’ISO/CEI JTC 1 3 , travaille sur l’état de l’art et les démarches de normalisation à mener dans le domaine du big data, de même que l’UIT 4 . Du côté de l’ISO, plusieurs normes volontaires de sécurité se prêtent à l’encadrement de l’écosystème big data :
 ▶ la série ISO 27001 (systèmes de management de la sécurité de l’information) ;
 ▶ la norme ISO 29100 (sécurité technique pour la protection des données).

Mais la normalisation doit aller bien au-delà. En particulier, il est nécessaire de pousser une norme internationale cadrant l’architecture de référence et le vocabulaire du big data. Au total, six axes de développement ont été identifiés :
 ▶ la gouvernance de la donnée,
 ▶ la qualité et l’identification,
 ▶ les données ouvertes (open data),
 ▶ les opérateurs d’infrastructures,
 ▶ les opérateurs de service,
 ▶ la normalisation technique.

> Télécharger le Livre Blanc auprès de L’AFNOR

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