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6 Surfeurs dans le Tsunami Cloud – Retour vers le Futur 2
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6 Surfeurs dans le Tsunami Cloud – Retour vers le Futur 2

by Cloud Guru20 décembre 2013

Après un premier article sur les 6 Rameurs qui galèrent dans le Tsunami Cloud, voici la seconde partie (6 surfeurs) de la revue de mes prédictions 2013. (l’article Ecosystème Cloud 2013 : 6 Surfeurs et 6 Rameurs dans le Tsunami Cloud est aussi disponible en anglais sur Thoughts on Cloud US).

Le texte d’origine est en noir. Les paragraphes en bleu présentent mon point de vue sur ce qui s’est vraiment passé en 2013. Je reviendrai sur certains de ces points dans un prochain article sur le thème des prédictions pour 2014.

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Voici donc la revue de ce que j’avais intitulé :

6 surfeurs – 2013 va faire a fait briller certains acteurs du Cloud

1 – Fournisseurs de BPaaS :

Les fournisseurs de contenus et de données, les prestataires de services business, les BPOs (business process outsourcers) exploitent des solutions IaaS, PaaS, SaaS pour proposer leurs services en mode BPaaS (Business Process as a Service). Les analystes du Cloud les appellent parfois des « canaux verticaux » (vertical channels) parce qu’ils répondent aux besoins business spécifiques d’un segment d’industrie ou d’une fonction dans l’entreprise. Ce sont des partenaires commerciaux attirants pour les fournisseurs de services Cloud qui ont du mal à embarquer leurs canaux et partenaires traditionnels dans le Cloud. Certains fournisseurs de services business industrialisent également leurs offres de conseil, de fourniture de données ou de services business en les transformant en logiciels « as a service » dans le Cloud !

2013 n’a pas été l’année de la déferlante des fournisseurs de BPaaS, ni des partenariats innovants entre éditeurs SaaS et prestataires de services business. Mais ça frémit: on voit notamment IBM draguer les Marketing Service Providers pour ses offres Marketing, Mobiles et Analytics. Et c’est bien dans les usages business du Cloud que tout le monde voit désormais l’évolution des offres et solutions « valeur ».

2 – AppStores B2B :

Je fais cette prédiction en avance de phase pour la France, mais nous détecterons sans doute en 2013 des gagnants potentiels dans la course aux services B2B (Business to Business) d’agrégation, d’intermédiation, de courtage (brokerage) de places de marché, de communautés verticales ou de magasins d’applications (AppStores). Beaucoup veulent être de la partie avec les VADs, les Telcos, les distributeurs B2B ou les gros acteurs de l’IT et du web.

Ca démarre, poussé notamment par l’explosion du M de SMAC (Social, Mobile, Analytics, Cloud) et par la culture des API qui se répand à grande vitesse.

3 – Startups SaaS :

Dans tous les domaines, ERP et solutions métier y compris, les Startups SaaS commencent à déferler sur le marché français. Elles forcent les éditeurs adeptes du SaaS Canada Dry à migrer vers le Cloud, à traiter le SaaS sérieusement, à acquérir certains de ces natifs du Cloud ou à risquer de perdre pied. Qu’elles soient bien financées ou démarrées avec des bouts de ficelle (bootstrapping), ces « pure players » profitent de la guerre du IaaS et du Paas pour payer de manière flexible les plateformes dont elles ont besoin pour développer, lancer et opérer leurs services SaaS. Si, en plus, elles génèrent leurs leads par de l’inbound ou du social marketing, leurs concurrents établis ont vraiment du souci à se faire !

Eurocloud, IBM SmartCamp, LeWeb… reconnaissent tous ce phénomène au travers de leurs trophées Startups. Par contre, les analystes du marché IT ont de plus en plus de mal à les mettre dans les cases traditionnelles d’éditeurs, de revendeurs, d’intégrateurs, etc… Avez-vous déjà entendu le dirigeant d’une startup du web se définir comme un « éditeur » ? Et pourtant, beaucoup concurrencent directement les éditeurs B2B « canal historique », en profitant de la guerre du IaaS, des avancées du PaaS, du « Content Marketing »…

4 – DSI Cloud Brokers :

De plus en plus de DSI transforment leurs départements informatiques en Cloud Brokers afin de s’aligner étroitement avec les lignes de business (LOBs). Elles provisionnent et intègrent des ressources IaaS, PaaS, SaaS, XaaS au travers d’un catalogue de services Cloud sélectionnés (compliance, sécurité, intégration…) et négociés (niveaux de services, réversibilité…). Ces services Cloud sont issus de leurs Cloud privés, qu’ils soient « on premise » ou hébergés, mais aussi et de plus en plus de Cloud publics. Dans la même veine, des sociétés de services régionales jouent le rôle de DSI externalisée et de Cloud broker pour le compte de PME/PMI.

Le CSB – Cloud Service(s) Broker(age) – avec ses variantes linguistiques et sous-modèles de business, depuis l’agrégateur à l’agent, en passant par l’intégrateur et le « comparateur » – fait désormais l’objet de très nombreux articles, points de vue, livres blancs, « briefs »… [1] IDC, Gartner, Forrester, Saugatuck Technologies et d’autres éduquent les DSI et les intégrateurs à leur nouveau rôle de CSB. [2] Les grossistes agrégateurs de services Cloud et les fournisseurs de plateformes d’agrégation et de brokerage (Parallels, Jamescracker…) évangélisent les VARs et les MSPs et leur proposent de développer un business de CSB.

5 – Clients Fournisseurs Cloud :

Guidés par ces DSI ou ces sociétés de services de confiance (« trusted advisors »), certains de nos clients repensent leur informatique et réinventent leur business pour fournir des services Cloud à leurs propres clients et autres « stakeholders ». La frontière entre client et fournisseur IT devient floue.

Toutes les entreprises deviennent des fournisseurs de services Cloud, mais, le plus souvent, elles ne le savent pas et/ou ne le disent pas. Elles délivrent tout simplement un meilleur service business à leurs clients et autres stakeholders en s’appuyant sur des technologies et services Cloud. Autre phénomène lié à l’explosion de la création et de l’usage de « logiciels » (exploités de plus en plus en XaaS), de plus en plus de Startups se font désormais racheter par des sociétés dont les activités sont (étaient!) en dehors de l’IT. A suivre…

 6 – Experts Cloud :

La pénurie de talents Cloud techniques et commerciaux profite aux précurseurs. Consultants, architectes, intégrateurs, développeurs, administrateurs, (bonjour devops!), avant-ventes, vendeurs, voire marketeurs Cloud : tous sont chassés et attirés par les fournisseurs Cloud de tous types. Quel meilleur moment pour être un « Cloud SME » (subject matter expert).

C’est d’autant plus vrai en cette fin 2013 que le marché du Cloud se complexifie à vitesse grand V. Plus personne – et surtout pas moi – n’est capable de tout embrasser, de tout comprendre. D’où la nécessité de faire appel à des experts de plus en plus pointus, (dont des développeurs et autres experts du DevOps) et/ou des consultants/architectes capables de lever la tête de dessous le capot! Par ailleurs, le phénomène décrit au paragraphe précédent participe à la croissance des besoins en compétences dans tous les domaines du Cloud.

Quelles sont VOS prédictions retours/réflexions pour le Cloud et son écosystème en 2013 et 2014?

Loïc Simon
Depuis 2007, Loic accompagne les acteurs de l’écosystème IT vers le développement d’un business SaaS / Cloud.
Il a créé le “Club Alliances”, le “Club Cloud des Partenaires” et le « Cloud Ecosystem Forum » où éditeurs, intégrateurs, infogéreurs, revendeurs, consultants… nouent des relations business et partagent expérience et expertise.
Loic est actuellement détaché chez Aspaway, un MSP (Managed Service Provider) majeur, partenaire historique d’IBM pour l’hébergement d’applications de gestion critiques.

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Cloud Guru

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